‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 3)Chapitre 43 sur 125 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

• 'USE SÉRII DI CAC9BRICS tH VIIIS

Bonjour, lecteurs. On me propose Et j'accepte — oh! les étourdis! — De vous parler tous les lundis, Et même pas toujours en prose.

La causerie est cependant rhose insaisissable et légère, Ainsi que l'ombre passagère D'un nuage sur un étang.

Causer en vers, c'est Fart suprême; Et, pour m'apprendre mon état, II faudrait qu'on ressuscitât Le pauvre grand Musset lui-même.

Je crains fort de n'être pas bon A vous inventer ces chimères Radieuses, mais éphémères Comme les bulles de savon;

A vous rimer des amusettes

Sur des sujets de presque rien,

Avec l'art du galérien

Qui sculpte au couteau des noisettes.

— Mais, bah ! j'ai l'horreur du banal Et le difficile me tente.

J'éprouve une envie irritante D'écrire en vers dans un journal.

Et d'ailleurs, mon rêve impossible.

Je l'ai souvent réalisé; Sans que mon regard ait visé, J'ai quelquefois touché la cible.

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