PROLOGUE
• 'USE SÉRII DI CAC9BRICS tH VIIIS
Bonjour, lecteurs. On me propose Et j'accepte — oh! les étourdis! — De vous parler tous les lundis, Et même pas toujours en prose.
La causerie est cependant rhose insaisissable et légère, Ainsi que l'ombre passagère D'un nuage sur un étang.
Causer en vers, c'est Fart suprême; Et, pour m'apprendre mon état, II faudrait qu'on ressuscitât Le pauvre grand Musset lui-même.
Je crains fort de n'être pas bon A vous inventer ces chimères Radieuses, mais éphémères Comme les bulles de savon;
A vous rimer des amusettes
Sur des sujets de presque rien,
Avec l'art du galérien
Qui sculpte au couteau des noisettes.
— Mais, bah ! j'ai l'horreur du banal Et le difficile me tente.
J'éprouve une envie irritante D'écrire en vers dans un journal.
Et d'ailleurs, mon rêve impossible.
Je l'ai souvent réalisé; Sans que mon regard ait visé, J'ai quelquefois touché la cible.