‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 3)Chapitre 76 sur 125 · LE MAGYAR · texte numérisé non relu

LE MAGYAR

Mal attachés exprès au drap de sa pelisse, Afin que, tout le temps qu'il serait à danser, Us tombassent par terre et qu'on put ramasser. l>rlos, les pauvres gens ne s'en firent pas faute. Mais, quand ce fut fini, leur noble et puissant hôte Alla droit vers un vieux qui, resté dans son coin. S'était croisé les bras en regardant de loin. Vrai Magyar, en manteau de laine aux larges manches, En talpack noir, et dont les deux moustaches blanches Tombaient sévèrement sous un nez de vautour.

< Je voudrais te donner quelque chose à ton tour, Père, lui dit le comte Islvan avec malice; Mais je n'ai plus un seul sequin sur ma pelisse. Dis-moi : Pourquoi n'as-tu voulu rien ramasser? »

Le vieillard répondit :

<( Il fallait se baisser. >

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