PROSE. — III. Î
rO HENRIETTE.
Dépouiller une tombe! (Test presque un sacrilège. Si son fils la Toyait!... Hélas! cette oflrande a peut-être été très douce à celui qui dort là pour toujours. Qui sait si les premières fleurs qui ont orné son sépulcre ne lui sont pas plus chères que celles apportées par sa mère en deuil? Ah! la cruelle pensée!
5Iais M** Bernard se rappelle, à présent, qu'elle est venue là pour prier. Elle se reproche de s'abandonner, dans un pareil lieu, à des sentiments de rancune. Elle se met à genoux, fait le signe de la croix. Oui ! l'heure a sonné de tous les pardons. Oui ! en pensant à son pauvre fils mort, elle devrait se souvenir seulement qu'il a été, pendant vingt ans, sa consolation, son orgueil et sa joie. Oui! elle devrait être plus indulgente pour cette jeune fille qui, après tout, a peut-être aimé sincèrement son Armand, qui\ dans tous les cas, ne l'a pas encore oublié^ puisqu'elle a posé là ces fleurs fidèles.
Et quand M""" Bernard, après être restée longtemps en prière, se relève pour partir et jette au tombeau un long et dernier regard d'adieu, le bouquet d'Henriette est encore à la même place.
Depuis lors, tous les dimanches, M"* Bernard revint au cimetière, et, chaque fois, elle put constater qu'Henriette avait apporté dès le matin son souvenir parfumé.
Le temps passa. Avec les saisons, les fleurs varièrent; mais ce furent toujours celles de la flore faubourienne, celles qu'on vend dans les petites charrettes à bras, le long des trottoirs. Aux bouquets de violettes succédèrent les poignées de giroflées, les branches de lilas, les bottes de roses. Devant tant de constance, M°® Bernard désarmait peu à peu. Le sentiment de cette Henriette était-il donc plus fort, plus durable qu'elle n'avait cru? Pourquoi pas?
Armand était si aimable, si séduisant! En s'attendrissant sur son fils mort, la mère devenait plus clémente pour celle qui l'avait aimé. Si, un jour, elle avait rencontré la jeune fille, peutêtre se fût-elle jetée dans ses bras et l'eût-elle traitée en égale devant la douleur. Pourtant, à chaque bouquet nouveau. M"* Bernard éprouvait une sorte d'étrange dépit. Elle était toujours jalouse d'Henriette, jalouse de ses regrets et de son chagrin, et elle était encore sa rivale par les larmes.
Cependant la ligue affectueuse qui s'était formée autour de M*^ Bernard continuait son œuvre. A la longue, on l'avait décidée à mener une existence moins cloîtrée, moins sauvage.
Cédant à de patientes et gracieuses sollicitations, elle consentit à recevoir et à rendre quelques visites, à se mêler même parfois à de très étroites réunions.
Il y avait déjà un an qu'Armand n'était plus. L'hiver était revenu. C'étaient des chrysanthèmes qu'Henriette apportait à présent, et M"* Bernard les trouvait souvent poudrées de neige.
Un deuil comme celui de cette pauvre mère ne pouvait pas se consoler, mais il devenait, grâce au temps, moins aigu, moins âpre. Cette douleur, qui devait être étemelle, n'était plus continuelle.
Oublier ! oublier ! c'est le secret de vivre 1
a dit Lamartine dans un vers admirable qui exprime une amère vérité. Certes, M"* Bernard n'oubliait pas, mais enfin elle vivait.
Quelques semaines après la messe de bout de l'an célébrée pour le repos de l'âme d'Ar-
mandy — oh! ce jour-là, quels torturants souvenirs, quelle plaie rouverte 1 — M"* Bernard apprit que le général de Yoris était revenu du Tonkin.
Il lui avait écrit, à propos de la mort d'Armand, une lettre exquise de tact et de sensibilité, puis il n'avait plus donné de ses nouvelles, et, de retour à Paris, il s'était borné à déposer une carte chez M"* Bernard.
Mais bientôt celle-ci remarqua que plusieurs de ses amies prononçaient très souvent devant elle le nom de M. de Yoris, et elle devina bien vite dans quelle intention. Le général l'aimait toujours, elle le sentait, elle en était sûre. Peutêtre même n'était-il revenu en France que pour se rapprocher d'elle? Il la savait seule au monde. Il devait se dire que, maintenant, elle voudrait peut-être l'accepter pour consolateur et pour mari, et, dans le cercle dont elle était entourée, il avait sans doute discrètement converti quelques femmes à sa cause.
Se remarier? Recommencer sa vie? La pauvre femme ne croyait guère que ce fût possible.
Pourtant, comment n'être pas touchée par ce ferme et inaltérable amour, que rien n'avait pu
lasser, qui avait résisté, bien que sans espoir, au temps et à l'absence? Oui! jadis, elle avait eu un tendre penchant pour M. de Voris. Hélas I que pourrait-elle aujourd'hui lui offrir en échange de son sentiment si profond? Un cœur brisé, pas davantage... Mais c'est de débris que les nids sont faits.
Trente-neuf ans! Elle est presque une vieille femme. A quoi rêve-t-elle donc?
Par hasard, elle se regarde dans la glace.
Ahl elle a trop pleuré, et ses paupières sont bien flétries. Cependant elle ressemble encore un peu à son portrait peint par Dubufe, à son portrait quand elle avait vingt ans. Il y a dans ce miroir mieux qu'un fantôme de l'admirable Bianca Antonini, de la jeune Diane des chasses de Compiègne. Le marbre de son teint a un peu jauni. Quelques fils blancs courent dans sa profonde chevelure. Mais elle a gardé ses traits purs et tiers, son buste puissant et gracieux, ses épaules faites pour le manteau royal.
— * Belle encore! i soupire-t-elle avec une mélancolie douce.
Ah! folie! folie!
Ce jour-là, précisément, l'ancienne dame
d'honneur de rimpératrice, la vieille' duchesse de Friedland, excellente femme qui a témoigné, dans ces derniers temps, à M"® Bernard des Vignes un maternel intérêt, vient la voir et rinvite à prendre le thé chez elle, en tout petit comité.
— € Vous trouverez là, ma chère amie, une de vos anciennes connaissances, le général de Voris. >
Accepter, ce serait, pour une femme du caractère de M"* Bernard, donner un espoir au général, s'engager presque avec lui. Elle s'excuse, donne un prétexte, mais elle reste pleine de trouble.
Pourquoi donc a-t-elle refusé? Ce mai*iage, qui satisferait d'ailleurs toutes les convenances, n'aurait rien que de doux et de consolant pour elle. Elle y a réfléchi, et très sérieusement. Son cœur, interrogé tout bas, plaide en faveur de M. de Voris. Elle s'est déjà demandé : « Pourquoi pas? > Elle est sur le point de se répondre : « Oui ». Qu'est-ce donc qui Tarrôte au seuil de ce refuge où, après tant de souffrances, elle pourrait goûter un peu de tendre repos? Qu'est-ce donc qui la fait hésiter?
Presque rien. Le petit bouquet de violettes qu'elle a encore trouvé, dimanche dernier, sur la tombe d'Armand.
Sans doute, elle a le droit de se remarier, sans être infidèle à la mémoire de son fils. M. de Yoris, dont elle connaît le cœur, respecterait, encouragerait chez elle le culte du souvenir. N'importe ! Tant qu'Henriette apportera des fleurs au cimetière, M"*' Bernard restera veuve. Dans cette rivalité de douleur et de constance, elle ne veut pas être vaincue.
Mais le dimanche suivant, il n'y a sur la pierre tumulaire que les violettes de la dernière fois, toutes noires et toutes séchées. Henriette n'est pas venue renouveler son bouquet.
Ah ! quelle joie ironique et méchante M"* Bernard se sent au cœur ! Elle l'avait bien prévu ! La maltresse d'Armand devient négligente, elle se console. Allons ! allons ! il n'y a que les mères qui n'oublient pas.
Pourtant, prenons garde de porter un jugement téméraire. Henriette peutavoireuun empêchement, être absente, indisposée. Il convient d'attendre.
Mais un, deux, trois dimanches se succèdent, et rien, rien, toujours rien !
Alors c'est un triomphe pour M"* Bernard.
Oui! cent fois oui! son premier mouvement était le bon. Elle était légitime, sa répugnance devant ces fleurs impures. Armand ! Armand ! ta mère seule t'a vraiment aimé. Elle peut bien, pour finir sa vie, pour descendre la côte, s'appuyer au bras d'un vieil ami, d'un honnête homme. Mais sois tranquille, cher enfant! Ta tombe est dans le cœur de ta mère, et elle y tiendra toujours la plus grande place. Tandis que cette fille!... Tu vois? C'est déjà fini, son regret. Sans doute elle a quelque autre amant. Ah! pauvre mort, ne compte que sur ta mère pour parfumer ton éternel sommeil. Ton Henriette ne viendra plus au cimetière ; elle en a oublié le chemin.
Cependant la duchesse de Friedland revient chez M"' Bernard des Vignes, et lui dit :
— « Décidément, vous me boudez, ma chère. C'est donc un parti-pris? Je voudrais tant vous avoir, un de ces mercredis, à mon thé de cinq heures. Le général de Yoris a la bonté de n'y pas manquer, et nous fait frémir avec ses histoires de pirates du Fleuve Rouge. »
Et la veuve, délivrée de son dernier scrupule, répond avec un léger battement de cœur :
— « Il n'y a de ma part, je vous assure, aucun parti-pris, madame la duchesse. Comptez sur moi, mercredi prochain, i
Ah! le radieux jour! La bonne matinée!
Sous la splendeur du ciel bleu, le paysage des quais parisiens a Tair tout rajeuni, tout battant neuf. A la station des voitures, dont le soleil fait étiuceler les cuirs vernis, Thorloge du kiosque marque midi, et nous sommes le l""*^ juin. La belle heure et la belle saison! La Seine aux flots verts semble couler, aujourd'hui, plus joyeuse et plus rapide. Devant les cases des bouquinistes, les passants s'arrôtent avec une douce chaleur dans les reins; et, sur le pont des Arts, tout émoustillé par les effluves du printemps, un des plus vieux membres de l'Institut se surprend à fredonner un couplet de Désaugiers, que lui chantait, sous Charles X, dans un cabinet du Rocher de Cancale, une grisette en souliers cothurnes et en manches à gigots. On rajeunit vraiment. Il fait bon vivre.
Dans son boudoir, où pénètrent par la fenêtre ouverte Tair pur et la grande lumière, M"® Bernard des Vignes — oui ! elle-même, — subit l'influence enivrante de la belle journée.
C'est après-demain qu'elle se remariera, c'est après-demain qu'elle quittera son deuil ; et, sur le divan, dans un carton ouvert, voici le chapeau qu'elle mettra pour la cérémonie. Tout à l'heure, la modiste le lui présentait, posé sur le poing, en disant de sa voix aimable de marchande :
— c Vous voyez, madame. C'est tout à fait ce que vous désiriez... Quelque chose de sérieux... Rien que cette petite branche de lilas. >
Et en essayant le chapeau devant sa psyché, M"* Bernard a trouvé qu'il était d'un goût charmant, qu'il lui allait dans la perfection, — et elle a souri.
Oui! elle a souri. Car elle a réappris à sourire. On Taime ; elle est redevenue femme, elle veut plaire. Le jour où, seule avec M. de Voris qui la suppliait, elle lui a jeté un regard de consentement, M"'' Bernard a vu l'héroïque soldat des campagnes sous Metz et du Tonkin tomber à ses genoux, muet et brisé de bonheur, et pleurer sur ses mains comme un enfant. Aimer encore? Le
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pourra-t-elle? Du moins, eUe est sûre d'être bien aimée. Oh ! comme elle va se reposer, se détendre, dans ce bain de tendresse ! Et pois, faire on heurenx, c'est encore si doox !
Non! Armand n'est pas oublié, il ne le sera jamais. Après-demain, agenouillée auprès de son nouvel époux, M*^ Bernard pensera à son fils, priera pour son fils. Et pourtant, pourtant!... Il est loin, l'ancien désespoir. La noire tristesse qui lui avait succédé se dissout et s'évapore en mélancolie. Non! Armand n'est pas oublié. Cependant, la blessure se ferme et se cicatrise. Elle soufi^re moins, l'inconsolable, et, tout à l'heure, — ah ! misérable nature ! — elle souriait à son chapeau de noces, à ce joli chiffon.
Mais un domestique entre dans le boudoir, avec une lettre sur un plateau.
Écriture inconnue. M"" Bernard déchire l'enveloppe. Quatre pages. De qui peut être cette longue épltre? Elle cherche et trouve la signature, € Henriette Perrin », et voici ce qu'elle lit, avec un grand frisson qui lui passe dans tout le corps.
Paris, Uôpital Necker, 28 mal.
€ Madame y
c Je suis bien malade à Thôpital Necker, et si € faible que je ne puis tenir la plume. Une voisine c de salle, qui entre en convalescence, est assez c bonne pour écrire sous ma dictée, et, quand je serai morte, seulement quand je serai morte, — mais cela ne tardera pas, — elle vous fera parvenir cette lettre.
€ Je ne veux pas m'en aller sans vous avoir demandé pardon de la peine que j'ai pu vous faire. J'ai su par Armand combien vous étiez fâchée et mécontente de mes relations avec lui. Je reconnais mes torts. Vous m'aviez admise dans votre intérieur, vous aviez été très bonne pour moi, et, en devenant l'amie d'Armand, j'ai eu l'air d'abuser de voire confiance. Je comprends que vous m'en vouliez beaucoup et que vous ayez de mauvaises idées sur mon compte. Pourtant, j'espère que vous aurez pitié de moi et que vous me pardonnerez, quand vous recevrez cette lettre; car, alors, je serai morte de chagrin. Les médecins disent que c'est le foie qui est malade. Mais, depuis la mort de mon Armand bieu
c aimé, je sens que je m*en vais, voilà la vérité.
« Madame, on ne ment pas quand on va mourir.
« Il faut me croire. Je vous jure qu'Armand a été c mon premier et mon seul ami. Je l'ai aimé tout « de suite, comme une pauvre folle que j'étais, € comme il est impossible d'aimer plus. Mais je c n'ai pas fait la coquette, je vous assure, et je « suis encore tout étonnée qu'il ait bien voulu, € qu'il n'ait pas rougi d'une petite amie aussi tt ignorante et aussi simple que moi. Soyez indul- € gente, madame, songez combien nous étions € jeunes tous les deux !
€ Je savais bien que cela ne durerait pas long- <: temps, que les jeunes gens de famille doivent se « marier avec une personne de leur monde, que c tôt ou tard vous auriez décidé votre fils à me « quitter. Mais j'y étais résignée d'avance, et, « soyez-en sûre, celle qu'un Armand avait un peu € aimée ne serait pas devenue une vilaine. Oui, c j'aurais su vivre, toute seule dans mon coin, c avec mon cher et unique souvenir de jeunesse, c me consolant par la pensée qu'Armand aurait <ic été heureux, lui, au moins, avec une belle jeune « femme et de beaux enfants. Mais qu'il soit mort c à vingt ans, en quelques jours, sans même que
c je Taie embrassé une dernière fois, voilà ce que c je n'ai pas pu supporter.
€ Quand j'ai appris cela, dans la loge de votre € concierge, j'ai reçu le coup qui m'a tuée. Depuis € ce jour affreux, j'ai comme de la glace autour c du cœur. Tout de suite, j'ai commencé à me c mal porter, et puis, deux mois après Armand, tt ma vieille tante s'en est allée à son tour et je suis restée toute seule. Je travaillais toujours, — il fallait bien ! — mais comme une machine, et je restais des heures et des jours sans dire un mot, avec mon chagrin qui me rongeait. Ma seule consolation, c'était d'aller, le dimanche matin, porter des fleurs au tombeau d'Armand. Et, à propos de cela, madame, je vous remercie d'avoir laissé mes petits bouquets à côté des vôtres. C'est même ce qui m'a fait espérer que vous m'en vouliez un peu moins, que déjà vous me pardonniez presque. Enfm, je suis tombée tout à fait malade. Je ne pouvais plus travailler, j'étais sans ressources, et il a fallu aller à l'hôpital. Mais si vous saviez ce que j'ai souffert le premier dimanche que j'ai passé ici, en me disant que vous ne trouveriez là-bas que mon bouquet fané de la dernière fois et que vous
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€ alliez croire que j'avais oublié mon Armand ! € C'est aussi pour cela que je vous écris, afin que € vous sachiez bien que je meurs avec son nom € sur les lèvres.
c Madame, je me suis confessée hier. La per- € sonne à qui je dicte cette lettre a de la religion € et m'a demandé de voir un curé. Depuis ma € première communion, je n'étais pas retournée € à l'église et les prêtres me faisaient un peu peur, c Mais celui qui est venu m'a parlé très doucement c et m'a dit que mes fautes me seraient pardonc nées. Vous serez aussi bonne que lui, n'est-ce « pas? et vous ne m'en voudrez plus d'avoir tant c aimé votre fils.
c Adieu, madame. Sij'osais vous adresser encore € une prière, je vous demanderais, quand vous < irez à Montparnasse, d'acheter, comme je le c faisais, à la porte du cimetière, un petit bouquet € de fleurs de la saison, un bouquet de deux sous, c pas plus, et de le mettre sur la tombe d'Armand € avec les vôtres. M. l'abbé m'a bien dit qu'on € retrouverait au ciel ceux qu'on avait aimés. Mais c que sait-on? Il me semble que, tout de même, € le pauvre Armand, dans son cercueil, sera con- € lent de recevoir le souvenir de sa petite amie.
€ Vous serez tout à fait généreuse^ madame, si c vous voulez bien vous rappeler et satisfaire le € dernier désir de
« Votre très respectueuse et très humble ser- € vante,
€ Henriette Perrin. j»
M"* Bernard des Vignes fond en pleurs en achevant la lecture de cette lettre. Comme il a pâli tout à coup, le soleil de Juin ! Comme elle est morne, cette journée de printemps ! Et là, sur le divan, dans ce carton ouvert, le joli chapeau de noces, avec sa branche de lilas ! Il lui fait mal à voir, maintenant, à la mariée de demain ! Elle en a honte !
Certes, elle a pardonné, elle pardonne encore ! Certes, elle accomplira le vœu de la morte ! Mais, les yeux fixés sur la signature d'Henriette Perrin, sur les deux seuls mots que la pauvre fille ait pu tracer de sa main de moribonde, la mère d'Armand, d'une voix basse, d'une voix de vaincue, murmure, avec un suprême mouvement de rancune et de jalousie :
— Elle Taimait mieux que moi !
Arcachon-Bordeaux, roara-ayril 1889.
PBOSE. — III. 2.',