‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 5)Chapitre 29 sur 79 · ENVOI · texte numérisé non relu

ENVOI

maître ! ô toi que la Muse éternelle Sur le Parnasse a mis en sentinelle Et pour son preux entre tous sut choisir, Notre œuvre est bonne et nous croyons en elle ; Faisons des vers pour rien, pour le plaisir!

Tout nous sourit dans le bel art des vers, Car tu dis bien, maître François Coppée.

Poème grec, chinois, assyrien.

Tout nous est bon, si nulle palissade

Ne vient heur 1er nos pas. Victorien

A pris d'assaut avec une glissade

Le noir palais à la triste façade.

1^0 ur moi, je suis contemplé de travers

l^ar les vieillards ornés d'abat-jours verts;

Mais je me ris de leur prosopopée

En m'amusant à des rythmes divers,

(^.ar tu dis bien, maître François Coppée.

(^-hez notre idole être galérien

Pour mon plaisir vaut mieux qu'une ambassade,

Et tu chéris le luth aérien,

Lorsqu'en ce temps réaliste et maussade

(]adet-Roussel tourne au marquis de Sade.

Foin des romans compliqués et pervers !

Le sûr moyen d'être mangé des vers

Est ce qu'on trouve en leur pharmacopée.

Sur l'idéal gardons les yeux ouverts,

Car tu dis bien, maître François Coppée.

UALLADE DE BANVILLE A «:orPÊE.

Aimons la Muse, en dépit «les revers, Comme Rubans les déesses d'Anvers Ou bien Néron sa mailresse Poppée.

Pour elle encor j'ai la lête à l'envers, Tar tu dis bien, maître Fram^oi* Copp';';!

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