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— Mais la loge s'ouvrit soudain.
Et je vis — surprise profonde ! — S'asseoir près de la noble blonde Mon bel élégant du matin.
Elle lui fit la bienvenue, Avec le bonheur dans les yeux, Et, dans mon nid délicieux, Je sentis qu'elle était émue.
L'imposteur, en lui parlant bas.
M'aperçut, sous la mousseline.
Et lui dit, d'une voix câline :
— c Ces fleurs sont pour moi, n'est-ce pas? >
Et, bien qu'à son désir docile.
Elle rougit de ce détail.
Lorsque, caché par l'éventail, Il m'osa prendre en mon asile.
Et m. T'i
ur^n: c.:-^~v.'- .
Et j*' nieuT; à- ic H'-^tai;:!- Itu ciel prij^ souf du! miu? naissnn?^ Au milieu d"^ ji^-i-.--- fa?iin>.
Itan= la i'fuill!' mcrl'' rdu^ric.
Et TOUS, sœars da taillis natal.
Dont l'àme se perd dans les bri>os.
Et qui TOUS réveillez, surprises Par le blanc soleil matinal ,
Vivez votre vie éphémère Dans te triste bois sans oi^oaiiv.
Et de fleurir les damoist^aiu
Ne caressez pa> la > hijii.'i-'
3i0 FEUILLES VOLANTES.
Et quand même les temps trop froids Vous flétriraient, ô fleurs débiles !
N'enviez pas vos sœurs des villes.
— Violettes, restez au bois !
LES SEFT Tt'-:
l'ar la ffiite de nj^;i;u o ■i.i'j'', Pènêtr*- diiiii- la '.-hou l'r-" ^^ 1"''j! 1ï 1^ jeune feiDnit ^u sod Sv tutriinl.
SursoD cou Je, elle ë^ ^fjulêve
Et sourit au rayon joyeux.
En ouvrant tout grands ses iluiix yeus
Dans lesquels (lotte un dernier rôve,
Qui voltige, un instant encor, Parmi les ombres de l'alcôve, Où descend, sur le satin mauve, Le torrent des atomes d'or.
— Être veuve, blonde et marquise.
Et, dans la plume et le satin, S'éveiller par un beau matin, Quelle minute plus exquise !
Or, se lever tard embellit, Et Ton voudrait bien rester coite Dans la bonne atmosphère moite Et dans les caresses du lit.
Alerte ! L'indulgent jésuite A qui votre salut est cher, Dit que, pour châtier la chair, Il faut se lever tout de suite.
Debout ! — Mais non ! le charme est tel Du lit où votre corps se moule, Qu'un nouveau quart d'heure s'écoule Et que c'est un péché mortel.
LES SEPT rÉOHF.S TVlMIM \ Ml
Pourtant, avec insouoianoo, Vous le commettez. — Mai^^ (Inintdn, En tête de votre examen ^ Notez ce cas de conscionoi).
E: f^I L>ri p-^.'-'ir, iA/.>. 'J-^ » v^* Fur.* >'i»vî X'XK ti«*y»»* b»îp'» I *^'
' î •:*? flji'*'!» r lin 't'',i*t *.
Quel danger pour Tétat de grâce, Car un gracieux petit bras Vient soudain de sortir des draps Et de saisir la blanche tasse.
En un clin d'œil, le lait est bu, Même avec un plaisir extrême ; Et ces deux moustaches de crème Attestent le jeûne rompu.
Mais voici venir votre chatte, Qui, témoin de votre péché, De sa langue rose a léché Le lait qui restait dans la jatte.
Vous lui faites mille mamoui^; Ce sont là voluptés de prude ; Lorsqu'une caresse un peu rude Arme la patte de velours.
LES SEPT rÉ< Hfts OAnrvt \. :n%
Pitié î car la chaUo vous \M\o \ La grirte ne marquera pa:^»
— € Oh! lavilaino h^lol A Ikis! * Et deux soufllets, d^ine uirtin >Muy
Vous avez trois fois surronihi^ : La gourmandise, la pnresNi», Et la colère. p/»choreHH(», Prenez-en note pour VahM !
Car les plus fîères seraient vaines
Devant la blanche nudité
De cette chair de rose-thé,
Où court le réseau bleu des veines.
Plus d'une envlrait ces cils longs^ Et la rare bonne fortune D'avoir ces clairs regards de brune Sous la splendeur des cheveux blonds.
marquise, prenez bien garde!
Car, pour le gros péché d'orgueil, Je ne sais point de pire écueil Qu'un miroir où l'on se regarde.
Mais le crime est déjà commis.
Ah ! le faible cœur que le nôtre.
Voilà, dans ce monde et dans l'autre, Un salut des plus compromis.
Car, J:rï.qu\-2 se irouvf si bollo, On ïi.'u2:p àc np pas «voir La parure que, l'autre soir, Portail la cùmlrsse IsaboIIi» ;
Et, songeant à soa pauvro ^criii, Oq s'abandonne à rinfamio De haïr sa meilleure amio Et d'avoir un très gros chagiiii,
On garde bien celte pcnK*';*', Où l'on trouve quelque ilonr.i Qu'elle a des taches de rou*^. • Et la gorge assez mal jda'.'-'r
Mais on ne peut p-'ii ouDi'.r Quels bijoux relf:v';iil .-,*. '/i.hi El l'on en ver^e auU-'.l -U-. U;
Qu'ellf; a d<: l>':l\'::Hi ■/... -f
Gomment ! marquise, de l'envie ?
À vingt ans! Je voas Tinterdis.
— De risquer votre paradis Cette rage est-elle assouvie ?
Non ! car, à présent, vous songez Aux cent louis d'un si beau jaune Dont vous deviez faire l'aumône Aux malheureux, vos protégés ;
Et puis encor qu'à la vitrine De Samper, vous avez surpris Un rubis balais de ce prix.
Fait pour votre blanche poitrine.
Épargner sur la charité.
Être avare ! Vous avez honte, Et la rougeur au front vous monte De ce désir vite écarté.