Doivent Marchandises générales à Caisse
Achat au comptant, chez A, de toute ma consommation de
l'année 990 fr.
Au fur et à mesure de sa fabrication, B vend ses produits. Mais la production se règle sur la consommation : or, celleci n'étant plus entravée, comme sous le ré^jime de Tintérêt, par l'usure, c'est-à-dire par la vente à terme, par le loyer des instruments de travail et les charges qui en résultent, surtout par le préjugé de la monnaie, devenue improductive, et même inutile; il s'ensuit que B, comme tous les antres travailleurs, peut non-seulement racheter, à une fraction minime près, son propre produit, mais donner carrière à son énergie, à sa puissance productive, sans crainte de créer des non-valeurs ou d'amener l'avilissement des prix, avec l'espoir légitimement fondé, au contraire, de se compenser, par ce surcroît de production et d'échange, de la faible rétribution qu'il paye à la Banque, pour la négociation de ses valeurs. C'est ce qui va paraître dans l'article suivant du compte de B.
Tout travail doit laisser un excédant; cet aphorisme est lin des premiers de l'économie politique. Il est fondé sur
GRATUITK DU CREDIT. Stil
ce principe que, dans l'ordre économi(|ue, quel que soit le capital rois en œuvre, toute valeur est créée, par le tromil^ de rien; de même que, selon la théologie chrétienne, toutes choses dans la nature ont ëto crdées de Dieu, ëgalemont de rien. Eu effet, le produit étant défini : l'utilité ajoutée par le travail aux objets que fournit la nature (J. B. Say et tous les économistes), il est clair que le produit tout entier est le fait des travailleurs; et si Tobjet auquel s'ajoute Tutilité nouvelle est déjà lui-même un produit, la valeur reproduite est nécessairement plus gr<.nde que la valeur (onsommée. Admettons que^ par son travail, B ait augmenté de 10 pour 100 la valeur qu'il consomme, et constatons, par ses écritures, le résultat :