CHAPITRE III
Venons enfin au compte de A, propriétaire-capitalisteenlrepreneur, lequel ne se distingue plus, comme nous l'avons dit, de B, C, D, etc., travailleurs salariés, et ne prend ce litre que fictivement, par suite de ses opérations avec ces derniers.
Dans le régime du crédit gratuit, A ne prête plus les matières premières, l'instrument du travail, le capital, en un mot ; il ne le donne pas non plus pour rien ; il le vend. Dès qu'il en a reçu le prix, il est déchu de ses droits sur son capital ; il ne peut plus s'en faire payer éternellement, et au delà de l'éternité même, l'intérêt.
Voyons donc comment se comportera le compte de A, fjnns ce nouveau système.
GRAILITÉ DU CRÉDIT. StfS
D'abord, la moDnaie ii'élaut qu'un instrument de eireulaflbOi (îevenu, par son accuraulalion à la Ban(|ue et la substitution presque générale du papier au numéraire, une propriété coromune, dont l'usage, partout dédaigné, est gratuit, les producteurs-consommateurs B, C, D, etc., n'ont plus que faire des écus de A. Ce qu'il leur faut, ce sont les matières premières, instruments de travail et subsistances dont A e>t détenteur.
A commence donc ses opérations avec son capital, mmehandises, que par hypothèse nous fixerons à 10,000 fr. Cette ouverture d'opérations de A s'expiime sur ses livres de la manière suivante :