ACTE IV, SCÈNE VIII
HOMBOURG
Étant un peu rafraîchi, ça ferait un poney pour Mademoiselle.
ROUSSELIN, à part.
Pauvre Louise !
HOMBOURG
Quelque chose de coquet, enfin une distraction!
ROUSSELIN, soupirant.
Oui! je prendrai le poney I (Hombourg sort par u gauche.)
BEAUMESNIL, sur le seuil de la porto, à droite.
Deux mots seulement; je vous amène mon ûls.
ROUSSELIN
Pourquoi faire?
BEAUMESNIL
Il est dans la cour où il s'amuse avec le chien. Voulez-vous le voir? C'est celui dont je vous avais parlé, relativement à une bourse. Nous l'espérons, d'ici à peu.
ROUSSELIN
Je ferai tout mon possible, certainement.
BEAUMESNIL
Ces marmots-là coûtent si cher! Et j'en ai sept, monsieur, forts comme des Turcs !
ROUSSELIN, à part.
Oh!
BEAUMESNIL
A preuve que son maître de pension me réclame
deux trimestres... et bien que la démarche... soit humiliante, si vous pouviez m'avancer...
ROUSSELIN, ouvrant le tiroir. •
Combien les trimestres?
BEAUMESNIL exhibe un long papier.
Voilà ! (Il en donne un autre.) Il y a, de pIus, quelques fournitures ! (Rousseiin donne de l'argent.) Je cours vite rapporter chez moi cette bonne nouvelle. Franchement, j'étais venu exprès.
ROUSSELIN
Gomment! et mon élection?
BEAUMESNIL
Je croyais que c'était pour demain. Je vis tellemeol renfermé dans ma famille, dans mon petit cercle ! Mais je me rends à mes devoirs; tout de suite! tout de
suite ! (Il sort par la droite.)
LEDRU, entrant par le fond.
Fameux ! Comme si vous étiez nommé !
ROUSSELIN
Ah!
LEDRU
Gruchet se retire. On le sait depuis deux heures. Il a raison, c'est prudent! Pour dire le vrai, je l'ai, en dessous, pas mal démoli ; et vous devriez reconnaître mon amitié, en tâchant de me faire avoir... (n montre m
boutonnière.) '
ROUSSELIN, bai.
Le ruban?