‹ Œuvres complètes de Gustave FlaubertChapitre 11 sur 202 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les mêmes, MARCHAIS, puis MAITRE DODART.

MARCHAIS

Serviteur à la compagnie ! Mesdames, faites excuse ! Les messieurs qui sont là m*ont dit d'aller voir ce que faisait M. Rousselin, et qu'il faut qu'il vienne! et qu'il réponde oui!

ROUSSELIN

Certainement!

MARCHAIS

Parce que vous êtes une bonne pratique, et que vous ferez un bon député !

ROUSSE LIN, avec enivrement.

Député !

DO D ART, entrant.

Eh! mon cher, on s*impatiente, à la fin!

GRUCHET, à part

Dodart! encore un tartufe celui-là!

DODART, à Onésime.

Monsieur votre père qui est dans la cour désire vous parler.

MUREL.

Ah! son père est là?

GRUCHET, à Mnrel.

11 vient avec les autres. L'œil au guet, Murel ! «

MUREL.

Pardon, maître Dodart. (a Rousseiin.) Imaginez un prétexte... (A Marchais.) Ditcs quc M. Rousseliu se trouve indisposé, et qu'il donnera sa réponse... tantôt. Vivement! (Marchais sort.)

ROUSSELIN

Voilà qui est trop fort, par exemple !

Eh! on n'accepte pas une candidature, comme cela, à rimproviste !

ROUSSELIN

Depuis trois ans je ne fais que d'y penser!

MUREL.

Mais vous allez commettre une bévue! Demandez à

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