‹ Œuvres complètes de Gustave FlaubertChapitre 159 sur 202 · LES VOIX DES HOMMES · texte numérisé non relu

LES VOIX DES HOMMES

C'est pour mon estomac, une fois n'est pas coutume?...

Ensuite an fort remaniement de chaises, et

TOUS LES BOURGEOIS apparaissent i leurs fenêtres, étendent la

main et disent :

Il fait chaud !

UNE FEMME arrive i chaque fenêtre.

Oui I mais le fond de l'air est froid.

TOUS LES BOURGEOIS

C'est vrai I

Ils se détournent un peu et tapent sur le baromètre accroché en dehors

de la fenêtre.

Ça va-t-il se maintenir?... (Après quelque réflexion.) Oui!... oui... on peut prendre le frais !

Les croisées se referment, et bientôt tous les bourgeois rentrent en scène et s'installent devant leurs pertes sur des chaises, chaque ménage étant flanqué d'un petit garçon habillé on turco et d'une petite fille habillée en Suissesse.

Âh I on est bien ici !

Les femmes prennent leur tricot ; les hommes, leur journaL Jeanne, en costume extrarbourgeois, s'assoit sur la seuil d'une maison, au premier plan, à droite.

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