‹ Œuvres complètes de Gustave FlaubertChapitre 22 sur 202 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

ROUSSELIN, M:UREL, avec une fouie d'électoun,

HEURTELOT, BEALMESNIL, VOINCHET, HOMBOURG, LEDRU, puis GRUCHET.

MUREL.

Mon cher concitoyen, les électeurs ici présents viennent vous offrir, par ma voix, la candidature du parti libéral de l'arrondissement.

ROUSSELIN

Mais.,, messieurs...

MUREL

Vous aurez entièrement pour vous les communes de

32 LE CANDlDxVÏ.

Faverville, HaroUe, Lahoussaye, Sannevas, Bonneval, Hautot, Saint-Mathieu.

ROLSSELIN.

Ah ! ah !

MUREL.

RaDdou, Manerville, la Coudrette! Enfin nous comptons sur une majorité qui dépassera quinze cents voix, et votre élection est certaine.

ROUSSELIN

Ah ! citoyens ! (Bas à Murei.) Je ne sais que dire.

MUREL.

Permettez-moi de vous présenter quelques-uns de vos amis politiques : d'abord, le plus ardent de tous, un véritable patriote, M. Heurtelot... fabricant...

HEURTELOT.

Oh ! dites cordonnier, ça ne me fait rien !

MUREL.

M. Hombourg, maître de l'hôtel du Lion d'or et entrepreneur de roulage ; M. Voinchet, pépiniériste ; M. Beaumesnil, sans profession; le brave capitaine Ledru, retraité.

ROUSSELIN, avec enthousiasme.

Ah I les militaires !

MUREL.

Et tous nous sommes convaincus que vous remplirez hautement cette noble mission . (Bas à Rousseiin.) Parlez donc!

ROUSSELIN

Messieurs !.. . non, citoyens ! Mes principes sont les

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