ACTE II, SCÈNE III
MUREL.
Non, Gruchet.
MISS ÀRABELLE.
Gruchet! Âh! bien mauvais homme I G*est vilain, sa candidature I
MUREL.
En quoi, miss Ârabelle?
MISS ÂRABELLE.
M. Rousselin lui a prêté autrefois une somme qui n'est pas rendue. J'ai vu le papier.
MUREL, à part.
C'est donc pour cela que Gruchet en a peur!
MISS ARABELLE
Mais M. Rousselin, par délicatesse, genllemnnry, ne voudra pas poursuivre! Il est bien bon! seulement bizarre quelquefois ! Ainsi sa colère contre M. Julien...
MUREL.
Et Louise, miss Ârabelle?
MISS ARABELLE
Oh! quand elle a su votre mariage impossible, elle a pleuré beaucoup.
MUREL, joyeux.
Vraiment?
MISS ARABELLE
Oui; et, pauvre petite! M""*» Rousselin est bien dure pour elle !
MUREL.
Et son père?
MISS ARÀBKLLE.
Il a été très fâché!
Est-ce qu'il regrette?...
MISS ÂRÂBELLE.
Oh ! non ! Mais il a peur de vous.
MUREL.
Je Fespère bien!
MISS ÀRABELLE.
A cause des ouvriers, et de Vlmpartial^ où il dit que vous êtes le maître!
MUREL, riant.
Ah! ah!
MISS ARABELLE
Mais non, n'est-ce pas, c'est M. Julien?
MUREL.
Continuez, miss Arabelle.
MISS ARABELLE
Oh! moi, je suis bien triste, bien triste! et je voudrais un raccommodement.
MUREL.
Cela me paraît maintenant difficile?
MISS ARABELLE
Oh! non! M. Rousselin en a envie, je suis sûre! Tâchez ! Je vous en prie !
MUREL, à part.
Est-elle drôle!