‹ Œuvres complètes de Gustave FlaubertChapitre 78 sur 202 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ROUSSELIN, GRUGHET.

GRUCHET.

Il n'est pas là, M. Murel?

ROUSSELIN

Vous venez me narguer, sans doute? jouir de ma défaite, ajouter vos persiflages...

GRUCHET.

Pas du tout !

ROUSSELIN

Au moins, faut-il se servir d'armes loyales, monsieur !

GRUGHET.

Le droit est de mon côté !

ROUSSELIN

Je sais bien qu'en politique...

GRUGHET.

Ce n'est pas la politique qui me fait agir, mais des inlérèls plus humbles. M. Murel...

ROUSSELIN

Eh! je me moque de Murel!

GRUGHET.

Voilà huit jours qu'il m'échappe» malgré ses promesses. Et il se conduit d'une manière abominable! Non content de s'être livré sur moi à des violences, — je pouvais le traduire en justice; je n'ai pas voulu» par respect du monde et considération pour l'industrie.

ROUSSELIN

Plus vite, je vous prie !

GRUGHET.

M. Murel s'est engagé, en arrivant ici, dans des opérations de Bourse, qui furent d'abord heureuses ; et il a si bien fait... que... une première fois, je lui ai prêté dix mille francs. Oh ! il me les a rendus, et même avec des bénéfices I Deux mois plus tard, autre prêt de cinq mille I Mais la chance avait tourné. Une troisième fois...

Est-ce que ça me regarde ?

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