‹ Œuvres complètes de Gustave FlaubertChapitre 80 sur 202 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

ROUSSELIN, puis MUREL.

ROUSSELIN

Est-ce un piège, ou serait-ce la vérité? Quant à Murel, c'est un sauteur qui faisait tout bonnement une spéculation. Oh! je m'en doutais un peu! Mais, à présent, je ne vois pas pourquoi je me gênerais; il a perdu son crédit sur le peuple, et ma foi...

MUREL, cnfre joyeux.

Pardon de vous avoir quitté si vite ! Je viens de chez Dodart. Quel événement, mon cher! Un bonheur!...

ROUSSELIN

Âh! VOUS en faites de belles! Je suis obligé de recevoir vos créanciers. Gruchet exige trente mille francs !

La semaine prochaine, il les aura!

ROUSSELIN

Encore vos forfanteries! Jamais vous ne doutez de rien!... De même pour ma candidature! On n'est pas en vérité moins habile, et vous auriez dû plutôt...

MUREL.

Soutenir Gruchet, n'est-ce pas ? .

ROUSSELIN

C'est tout comme! VImpartinly depuis huit jours» n'a rien fait.

MUREL.

J'étais en voyage et je suis revenu sans même attendre..,

ROUSSELIN

Mauvaise excuse!

MUREL.

La réclamation de Gruchet est une vengeance. Je me perds à cause de vous; heureusement que...

ROUSSELIN

Quoi donc!

MUREL.

Vous m'avez» en quelque sorte, promis la main de votre fille...

Oh! oh! entendons-nous!

MUREL.

Mais vous ne savez donc pas que je viens d'hériter!

ROUSSELIN

De votre tante» peut-être?

MUREL.

Certainement !

ROUSSELIN

La plaisanterie est /ébattue.

MUREL.

Je vous jure que ma tante est morte!

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