‹ OEuvres complètes de H. Rigault. Précédées d'une notice biographique et littéraireChapitre 53 sur 183 · liibUothù({uc française , t. I · texte numérisé non relu

liibUothù({uc française , t. I

mourir, et toi, Commirc, et toi, Lu Une, votre voix est muette •. »

Santeul s'alarmait trop tôt; le P. Commire n'était pas muet encore, et, moins effrayé que Santeul des envahissements de la poésie française, il chantait la Muse latine avec la fierté d'un vainqueur :

Œ Ronsard, qu'on nomme le père de la langue française, déchire nos oreilles délicates de ses clameurs barbares. Oui estimerait du plus vil prix les vers du grossier Desportes, si chèrement payés autrefois? Et toi, Du Perron, tu gis dans la poussière ! Et toi, Malherbe, Paris t'est bien avare de son admiration ! Le charme si vanté de Voilure s'est évanoui. La grâce, d'une aile trop rapide, s'est envolée des écrits de Balzac. La mode capricieuse dédaigne pour longtemps ce qu'elle n'admira qu'un jour. Mais la Muse latine a sa gloire assurée, et la renommée de ses poètes défie les atteintes d'un siècle frivole *. »

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