‹ [Œuvres complètes de Henri ConscienceChapitre 179 sur 225 · LES PÈLERINS · texte numérisé non relu

LES PÈLERINS

Ce sort est beau. Comment pouvez-vous hésiter? Vos sens s'égarent.

LE l'OETE.

Je méprise le monde et toutes ses beautés. Le trône de mon àine est là-liaut. Je ne gaspille pas ainsi les dons célestes.

MU. vu us.

Ah ! viens étancher la soif du poète dans les jouissances terrestres.

LES PELEIIIN>.

Sa parole n'est (|ue raillerie. Il calomnie les œuvres de son Dieu. Abandonnez-le à s(»n sort.

M UN DUS, au Parle.

Chasse de ton cinir ce coupable oigueil ; tu es à plaindre. Ta lierté blesse les règles de la raison. L'homme sage essaie ce qu'il ne connaît pas encore.

LE POETE, réfléchissant.

Lhoinine sage essaie, dis-tu?

Oui, oui, le sage essaie.

LE POÈTE, arec résolution.

Eh bien, je veux goûter aux fruits de la Terre. Partons sans relard.

ENSEMBLE

LE POÈTE

Je ne reiu.NC pa> plus longtemps d'accepter la lutte ; j'acquerrai de la renommée et je triompherai de la matière et de la volu|ilé.

L'IIJÉAL DU POÈTE.

MUNDUS

Que ce beau jour le soit propice ! la magnificence du inonde réjouira Ion âme. Ton cœur s'abreuvera des voluptés terrestres.

MUNDUS

Eli bien, abandonne-toi à ton destin. Viens, partons.

Tandis que le Poète, hésitant, fait quelques pas en arrière, les Pèlerins s'éloignent en répétant la fin de Vhymnc à Allah.

MUNDUS, au Pacte.

Viens, partons.

Oui, partons.

LE POETE

Ils s'éloignent.

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