LES PÈLERINS
Ce sort est beau. Comment pouvez-vous hésiter? Vos sens s'égarent.
LE l'OETE.
Je méprise le monde et toutes ses beautés. Le trône de mon àine est là-liaut. Je ne gaspille pas ainsi les dons célestes.
MU. vu us.
Ah ! viens étancher la soif du poète dans les jouissances terrestres.
LES PELEIIIN>.
Sa parole n'est (|ue raillerie. Il calomnie les œuvres de son Dieu. Abandonnez-le à s(»n sort.
M UN DUS, au Parle.
Chasse de ton cinir ce coupable oigueil ; tu es à plaindre. Ta lierté blesse les règles de la raison. L'homme sage essaie ce qu'il ne connaît pas encore.
LE POETE, réfléchissant.
Lhoinine sage essaie, dis-tu?
Oui, oui, le sage essaie.
LE POÈTE, arec résolution.
Eh bien, je veux goûter aux fruits de la Terre. Partons sans relard.
ENSEMBLE
LE POÈTE
Je ne reiu.NC pa> plus longtemps d'accepter la lutte ; j'acquerrai de la renommée et je triompherai de la matière et de la volu|ilé.
L'IIJÉAL DU POÈTE.
MUNDUS
Que ce beau jour le soit propice ! la magnificence du inonde réjouira Ion âme. Ton cœur s'abreuvera des voluptés terrestres.
MUNDUS
Eli bien, abandonne-toi à ton destin. Viens, partons.
Tandis que le Poète, hésitant, fait quelques pas en arrière, les Pèlerins s'éloignent en répétant la fin de Vhymnc à Allah.
MUNDUS, au Pacte.
Viens, partons.
Oui, partons.
LE POETE
Ils s'éloignent.