‹ Œuvres complètes de J. AutranChapitre 20 sur 99 · FALAISES DE NORMANDIE · texte numérisé non relu

FALAISES DE NORMANDIE

Sortez donc, prévenez l'inexorable lame, Sortez I mais un regret alors vous saisit l'âme, Quand l'onde a reconquis ses sinueux palais.

Quels y sont ses replis, ses luttes, ses reflets? A travers les échos des voûtes infinies.

Quelles sont ses rumeurs, ses voix, ses harmonies? Sur quels tons la caverne et le flot souterrain Chantent-ils, dans la nuit, leur éternel refrain?... Â moins d'être un de ceux qui, d'épouvante hâves. Par rOcéan surpris, sont restés dans ses caves. Arcanes de ces bords, comment vous raconter I Mystérieux concerts, comuient vous répéter ! —

L'homme qui nous tenait ce discours plein de flamme

Porte un des plus beaux noms que la gloire proclame.

Il nous avait reçus, artiste hospitalier,

Au milieu des splendeurs de l'intime atelier.

Sanctuaire sacré de peinture émouvante !

Et sa parole avait cette chaleur vivante,

Elle avait ces éclairs prodigués tant de fois

Dans les tableaux qu'il signe : Eugène Delacroix !

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