‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 238 sur 266 · SCÈNE II. — LA PRINCESSE, AGLANTE, CYNTHIE, PHILIS, MQRON · texte numérisé non relu

SCÈNE II. — LA PRINCESSE, AGLANTE, CYNTHIE, PHILIS, MQRON

AGLANTE

"Viens, approche, Moron, viens nous aider à défendre l'amour contre les sentiments de la princesse.

Voilà votre parti fortifié d'un grand défenseur.

MORON

Ma foi, madame, je crois qu'après mon exemple il n'y a plus rien à dire, et qu'il ne faut plus mettre en doute le pouvoir de l'amour. J'ai bravé ses armes assez longtemps, et ' fait de mon drôle * comme un autre ; mais enfin ma fierté a baissé l'oreille, et vou^ avez uae traîtresse (il montre Phiiis) qui m'a rendu plus doux qu'un agneau. Après cela on ne

» Aiclidjsiuu totuluiic. Ou liil aujouid hui : laùc ie Jiôle.

es6 LA PRINCESSE D'ÉLIUE

doit plus faire aucun scrupule d'aimer; el, puisqu*} j'ai bieu passé par là, il peut bien y en passer d'autres.

CYNTHIE

Quoi! Moron se môle d'aimer?

MORON

Fort bien.

CYNTHIE

Et de vouloir être aimé?

MOROX.

Et pourquoi non ? Est-ce qu'on n'est pas assez bien fait pour cela? Je pense que ce visage est assez passable, et que, pour le bel air, Dieu merci, nous ne le cédons à personne.

CYNTHIE

Sans doute, on aurait tort.

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