‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 257 sur 266 · SCÈNE II. — LA PRINCESSE, AGLANTE, MORON · texte numérisé non relu

SCÈNE II. — LA PRINCESSE, AGLANTE, MORON

Princesse, j'ai à vous prier d'une chose qu'il faut absolument que vous m'accordiez. Le prince d'itaque vous aime et veut vous demander au prince mon père.

AGLANTE

Le prince d'itaque, madame?

LA PlUNCESSE.

Oui. Il vient de m'en assurer lui-même, et m'a demandé mon suffrage pour vous obtenir; mais je vous conjure de rejeter cette proposition et de ne point prêter l'oreille à tout ce qu'il pourra vous dire.

AGLANTE

Mais, madame, s'il étoit vrai que ce prince m'aimât effectivement, pourquoi, n'ayant aucun dessein de vous engager, ne vûudriez-vous pas souffrir?...

Non, Aglante. Je vous le demande. Faites-moi ce plaisir, je vous prie, et trouvez bon que, n'ayant pu avoir l'avantage de le soumettre, je lui dérobe la joie de vous obtenir.

AGLANTE

Madame, il faut vous obéir ; mais je croirois que la conquête d'un tel cœur ne seroit pas une victoire à dédaigner,

Kon, non, il n'aura pas la joie de me braver entièrement.

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