‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 48 sur 266 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Le théâtre représente nn jardin orné île termes et de plusieurs jets d'eao.

UNE NAÏADE, sortant des eaux dans une coquille. Pour voir en ces beaux lieux le plus grand roi du monde, Mortels, je viens à vous de ma grotte profonde. Faut-il, en sa faveur, que la terre ou que l'eau Produisent à vos yeux un spectacle nouveau? Qu'il parle ou qu'il souhaite, il n'est rien d'impossible : Lui-même n' est-il pas un miracle visible? Son règne, si fertile en miracles divers, N'en demande-t-il pas à tout cet univers? Jeune, victorieux, sage, vaillant, auguste, Aussi doux que sévère, aussi puissant que juste : Régler et ses États et ses propres désirs; Joindre au nobles travaux les plus nobles plaisirs; En ses justes projets jamais ne se méprendre; Agir incessamment, tout voir et tout entendre, Qui peut cela peut tout : il n'a qu'à tout oser, Et le ciel à ses vœux ne peut rien refuser. Ces termes marcheront, et, si Louis l'ordonne, Ces arbres parleront mieux que ceux de Dodone. Hôtesses de leurs troncs, moindres divinités, C'est Louis qui le veut, sortez, Nymphes, sortez; Je vous montre l'exemple, il s'agit de lui plaire. Quittez pour quelque temps votre forme ordinaire, Et paroissons ensimble aux yeux des spectateurs, Pour ce nouveau théâtre, autant de vrais acteurs.

Plusieurs dryades., acromp.ifc'mos de faunes et de satyros, sortent des arbres et des termes.

' Cfs vers de l'ami de Fouiinet, av. cat célèbre et incnibrc de l'Acndéinie française, sont iciiianiuublespar la diutnlé, la currecliou et luânic lélévalion du ECiitiuieut.

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