‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 59 sur 266 · ALCANDRE · texte numérisé non relu

ALCANDRE

Avec peine, marquis, je te fais la prière : Mais un homme vient là de me rompre en visière, El je souhaite fort, pour ne rien reculer. Qu'à l'heure, de ma part, lu l'ailles ;ippeler. Tu sais qu'en pareil cas ce seroit avec joie Que je te le rendrois on la même monnoie *»

> Deux muts qui rimaient alors eulre eux.

aO LES FACHEUX

ERASTE, après avoir été quoique temps sans parler.

Je ne veux point ici faire le capitan;

Mais on m'a vu soldat avant que courtisan :

J'ai servi quatorze ans, el je crois être en passe

De pouvoir d'un tel pas me tirer avec giàce,

Et de ne craindre point qu'à quelque lâcheté

Le refus de mon bras me puisse être imputé.

Un duel met les gens en mauvaise posture ;

Et notre roi n'est pas un monarque en peinture.

11 sait faire obéir les plus grands de l'État,

Et je trouve qu'il fait en digne potentat.

Quand il faut le servir, j'ai du cœur pour le faire;

Mais je ne m'en sens point quand il faut lui déplaire.

Je me fais de son ordre une suprême loi :

Pour lui désobéir, cherche un autre que moi.

Je te parle, vicomte, avec franchise entière,

Et suis ton serviteur en toute autre matière,

Adieu.

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