‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 89 sur 266 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

GEORGETTE

Ouvre vite.

Ouvre, toi.

C'est monsieu,

ALAIN

Je souffle notre téu.

ALAIN

J'empêche, peur du chat, que mon moineau ne sorte.

ARNOLPHE

Quiconque de vous deux n'ouvrira pas la porte N'aura point à mander de plus de quatre jours. Ahl

GEORGETTE

Par quelle raison y venir, quand j'y cours,

ALAIN

Pourquoi plutôt que moi? Le plaisant stratagème !

GEORGETTE

Ote-toi donc de là!

ALAIN

Non, ôte-toi toi-même'

GEORGETTE

Je veux ouvrir la porte.

ALAIN

Et je veux l'ouvrir, moi.

GEORGETTE

Tu ne l'ouvriras pas.

ALAIN

Ni toi non plus.

Ni toi.

ARNOLPHE

Il faut aue j'aie ici l'âme bien patiente!

ALAIN, en entrant.

Au moms, c'est moi, monsieur.

GEORGETTE, en enlraul.

Je suis votre servant».

C'est moi.

i2l L'ÉCOLE DES FEMMES.

ALAIN

Sans le respect de monsieur que voilà, Je te...

ARNOLPHE, recevant un coup d'Alain.

Peste I

ALAIN

Pardon.

ARNOLPHE

Voyez ce lourdaud-là !

ALAIN

C'est elle aussi, monsieur...

ARNOLPHE

Que tous deux on se taise.

Songez à me répondre, et laissons la fadaise. Eh bien, Alain, comment se porte-t-on ici?

ALAIN

Monsieur, nous nous...

Arnolphe ôte le chapeau de dessus la tête d'Alain.

Monsieur, nous nouspor....

Amolphe l'ôte encore.

Dieu merci, Nous nous...

ARNOLPHE, étant le chapeau d'Alain pour la troisième fois, et le jelanl par terre.

Qui vous apprend, impertinente bête!

A parler devant moi le chapeau sur la tête ?

ALAIN

Vous faites bien, j'ai tort.

ARNOLPHE, à Alain.

Faites descendre Agnès.

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