ACTE I, SCÈNE II
GEORGETTE
Ouvre vite.
Ouvre, toi.
C'est monsieu,
ALAIN
Je souffle notre téu.
ALAIN
J'empêche, peur du chat, que mon moineau ne sorte.
ARNOLPHE
Quiconque de vous deux n'ouvrira pas la porte N'aura point à mander de plus de quatre jours. Ahl
GEORGETTE
Par quelle raison y venir, quand j'y cours,
ALAIN
Pourquoi plutôt que moi? Le plaisant stratagème !
GEORGETTE
Ote-toi donc de là!
ALAIN
Non, ôte-toi toi-même'
GEORGETTE
Je veux ouvrir la porte.
ALAIN
Et je veux l'ouvrir, moi.
GEORGETTE
Tu ne l'ouvriras pas.
ALAIN
Ni toi non plus.
Ni toi.
ARNOLPHE
Il faut aue j'aie ici l'âme bien patiente!
ALAIN, en entrant.
Au moms, c'est moi, monsieur.
GEORGETTE, en enlraul.
Je suis votre servant».
C'est moi.
i2l L'ÉCOLE DES FEMMES.
ALAIN
Sans le respect de monsieur que voilà, Je te...
ARNOLPHE, recevant un coup d'Alain.
Peste I
ALAIN
Pardon.
ARNOLPHE
Voyez ce lourdaud-là !
ALAIN
C'est elle aussi, monsieur...
ARNOLPHE
Que tous deux on se taise.
Songez à me répondre, et laissons la fadaise. Eh bien, Alain, comment se porte-t-on ici?
ALAIN
Monsieur, nous nous...
Arnolphe ôte le chapeau de dessus la tête d'Alain.
Monsieur, nous nouspor....
Amolphe l'ôte encore.
Dieu merci, Nous nous...
ARNOLPHE, étant le chapeau d'Alain pour la troisième fois, et le jelanl par terre.
Qui vous apprend, impertinente bête!
A parler devant moi le chapeau sur la tête ?
ALAIN
Vous faites bien, j'ai tort.
ARNOLPHE, à Alain.
Faites descendre Agnès.