Sur le théâtre avec des farceurs. [Note de La Bruyère
2. Cette danse, la plus déréglée de toutes, s'appelle en grec cordax, parce que l'on s'y servoit d'une corde pour faire des postures. [Note de La Bruyère,) — La responsabilité de cette étymologie hasardée appartient à Casaubon.
3. Choses fort extraordinaires, telles qu'on en voit dans nos foires. {Note de La Bruyère.)
DE TIIÉOPHRASTE. 495
choisissent pour cela des jours d'assemblée publique, où il y a un grand concours de monde, qui se trouve le témoin de leur insolence. Toujours accablés de procès, que l'on intente contre eux ou qu'ils ont intentés à d'autres, de ceux dont ils se délivrent par de faux serments comme de ceux qui les obligent de comparoître, ils n'oublient jamais de porter leur boîte ^ dans leur sein, et une liasse de papiers entre leurs mains. Vous les voyez dominer parmi de vils praticiens, à qui ils prêtent à usure, retirant chaque jour une obole et demie de chaque dragme ^; fréquenter les tavernes, parcourir les lieux où l'on débite le poisson frais ou salé, et consumer ainsi en bonne chère tout le prolit qu'ils tirent de cette espèce de trafic ^ En un mot, ils sont querelleux et difficiles, ont sans cesse la bouche ouverte à la calomnie, ont une voix étourdissante, et qu'ils font retentir dans les marchés et dans les boutiques.