ACTE II, SCENE VU
quier). Sur ce billet-là, on me donna deux cents pisloles. Je partis : présentement , voyez , je vous pne, te peu de bonne foi qu'il y a dans le commerce I ce vilain monsieur de la Harpe ne veut pas payer ce biUet-là.
COLOMBIHE.
£tqiwilit-il?
LE TfCOHTB.
De nauTaises raisons : il dit qu'il n'a point fait ce billel-tà ; mais son nom y est , une fois ; il faudra lùen qu'il le paye ou qu'il crève; car, palsambleu! je sais bien que je ne le payerai pas, moi.
COLOHBINE.
HonsieuT le Vicomte , je n'ai point d'argent ; niais Toilà deux brillants avec lesquels vous pourrez en £ûre. Prenez encore mon collier.
LE VICOMTE
Hé ! fi , madame ! ne vous ai-je pas dit que je hi- »is litière de diamants.
COLOMBIITE.
Voilà encore une montre qui est assez jolie.
LE VICOMTE
Hé! vous moquez-vous? Cela est-il d'or?
CULOMBIHE.
Attendez; j'ai encore ici une petite boîte à mouches et un cachet.
LE VICOMTE
Elilmais, mais, mademoiselle, vous poussez ma complaisance à bout.
aoo L'HOMME A BONNES FORTUNES.
COLOMBINE
Quand on a donné son cœur , cela ne coûte guère à donner.
LE VICOMTE, A part.
Et encore moins à prendre. ( haut. } Ah , charmante princesse! que vous savez me prendre par mon foible, et qu'on fait de folies quand on est bien amoureux! (n •*«!▼•.)
COLOHBIlfE) le rappelant.
Tenez, tenez, monsieur le Vicomte; voilà encore un petit jonc d'or que j'avois oublié.
LE VICOMTE
Mais , madempiselle , ces breloques-là valent-elles bien deux cents pistoles ? Voilà un diamant qui me paroît bien jaune. Écoutez; je vais porter tout cela chez Torfévre , et s'il ne m'en donne pas les deux cents pistoles , vous me tiendrez , s'il vous plaît , compte du reste.
COLOMBINE
Monsieur le Vicomte , vous m'épouserez , au moins.
LE VICOMTE
Allez, allez, parmi nous autres vicomtes, la parole fait le jeu. Adieu , charmante. ( nia prend «oos la menton. ; AI) ,morbieu ! que voilà des yeux chargés à cartouches ! ( Et regardant lea bijonx.) Que voilà de bonnes fortunes !