‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 2)Chapitre 178 sur 239 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

ARLEQUIN 9 en colère, ee retoomant, k U centonade.

Vous en avez menti , messieurs les commis de la barrière , je ne dois rien : vous êtes des fripons. On est plus assuré, au milieu des bois que dans ce maudit pays -ci; on ne sauroit faire un pas qu'on ne trouve un filou. Il n'y a pas une demi«beure que je suis arrivé dans Paris, et me voiJà déjà presque tout déshabillé.... Au voleur! au voleur! Quelle maudite nation ! A peine suis-je entré dans la ville , qu'on fait derrière mon cheval Topération à ma valise ; on en tire les bardes , et on la (kit accoucher avant terme. En descendant à l'hôtellerie, on m'escamote ma casaque. Je fais deux pas dans la rue, un fiacre me couvre de boue depuis les pieds jusqu'à la tête; un porteur de chaise me donne d'un de ses bâtons dans le dos : il vient un homme me saluer ; je lui 6te mon

3ao LA COQUETTE.

chapeau, un coquin par derrière ni*arrache ma perruque ; et , pour comble de friponneries , on veut me faire payer Tentrée à la porte comme bête à cornes, parce que je viens pour me marier.... Attendez donc que je sois....

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