SCÈNE X
COLOiyiniNK,PiKI\ROT.
Votct iiotro (unouroux Pierrot ; il faut IVcouter un moinont et nous on divertir.
P 1 r. Il 11 O T $ intiR voir ('olomblno.
Knfin, Pierrot , te voiltidunn le honrhtor jusqu'nu eou. De quoi t*a vises- tud'^ Ire amoureux ? Tu ne fui» plus que quatre repas pnr jour; tu ne saurois plus tVveillor quà midi sonné : tu vois bien qu'en cet état-là lu ne peux pas faire longue vie. Hé bien, je mourrai. Tu mourras! Suis-tu bien quHl n*y a rien (lo si triste que la mort ? Il n'importe ; je ne verrai plus cette ingrate, cette.... ( n nperijolt culombîn«. )
COLOMUtNK.
Que dis-tu là?
tUlCIlBOT.
Je dis.... je dis, mademoiselle, que quand je serai mort, je no verrai plus goutte.
COLDMlItNK.
G*cst donc à dire que ta iblie te dure toujours?
IMKUllOT.
Mademoiselle , assurément vous me ferez faire quelque mauvais coup : je nu^ serois déjà jeté vingt fois par la fenêtre de notre grenier, s*il avoit vii seulement un étage plus bus.
COLOMBISTE.
Tu te moques, Pierrot; quand on est bien amoureux, on n'est pas à un étage près. Je te conseille, de ce pas, d'aller faire ce saut-là pour Tamour de moi.
PIERROT
Allez, vilain petit porc-épic, le ciel vous punira. O amour ! amour ! 6 Pierrot ! Pierrot !