ARLEQUIN, LES DEUX B0H1!:MIENNES
ARLEQUIN, a« menant «n roiliea d eUee.
McsnAMES , pour venir à la conclusion ,
Vous saurez que je sens une convulsion ,
Un appétit , nommé vapeurs de mariage ;
Tu.... là..,, quelque Arlequin qui deuuuule passage.
Me dois-je marier ?
( L« premièi'e Bobt^mleniif gfMÎcnte et ne dit mot,)
Oh! vous avez raison.
Et vo\is , h votre avis, me marîi\u-je , ou non ?
(1^ HeoontU Bohémienne ge«tîcale et ne dit mot, )
C'est bien dit ; a ces mots il nVst point de réplique. Dans leur langue, à mon tour, il faut qneje inVxplique.
( n h\ï benacoup de ge»te« «ena rien dire » enanite il eontiuae. )
Vous m^entendez donc bien : enfin, sans tant parler ^ ( Car cela vous fait mal )\levroi9-je convoler ?
PREMllSRE BOHéMlEJflfE»
Oui.
SECONDE BOHiKIEVifE.
Non.
ARLEQUIK.
Gomment ?
PREMIÈRE BOHiMIEirifE.
Oui.
SECONDE BOHlÉMIEirirE.
Non.
ARLEQUIN
Quelle peste de gamme I
PREMIÈRE BOHEMIENNE.
C'est manquer de bon sens que de vivre sans femme.
SECONDE BOHIÉMIENNE.
Et pour se marier, il faut être archi-fou*
ARLEQtJIN.
Celle-ci , par ma foi, lui rive bien son clou.
PREMIÈRE BOHÉMIENNE
Oui , rhymen est des dieux le plus parfait ouvrage;
C'est le port assuré dans le libertinage ,
Le nœud qui nous unit avec de doux accords ^
La porte des plaisirs qu'on goûte sans remords,
Le bridon qui retient la jeunesse. fougueuse ,
L'onguent qui guérit seul la brûlure amoureuse ^
Des blessures du cœur lappareil souverain ,
Et la forge , en un mot , de tout le genre humain.