‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 2)Chapitre 222 sur 239 · ARLEQUIN, LES DEUX B0H1!:MIENNES · texte numérisé non relu

ARLEQUIN, LES DEUX B0H1!:MIENNES

ARLEQUIN, a« menant «n roiliea d eUee.

McsnAMES , pour venir à la conclusion ,

Vous saurez que je sens une convulsion ,

Un appétit , nommé vapeurs de mariage ;

Tu.... là..,, quelque Arlequin qui deuuuule passage.

Me dois-je marier ?

( L« premièi'e Bobt^mleniif gfMÎcnte et ne dit mot,)

Oh! vous avez raison.

Et vo\is , h votre avis, me marîi\u-je , ou non ?

(1^ HeoontU Bohémienne ge«tîcale et ne dit mot, )

C'est bien dit ; a ces mots il nVst point de réplique. Dans leur langue, à mon tour, il faut qneje inVxplique.

( n h\ï benacoup de ge»te« «ena rien dire » enanite il eontiuae. )

Vous m^entendez donc bien : enfin, sans tant parler ^ ( Car cela vous fait mal )\levroi9-je convoler ?

PREMllSRE BOHéMlEJflfE»

Oui.

SECONDE BOHiKIEVifE.

Non.

ARLEQUIK.

Gomment ?

PREMIÈRE BOHiMIEirifE.

Oui.

SECONDE BOHlÉMIEirirE.

Non.

ARLEQUIN

Quelle peste de gamme I

PREMIÈRE BOHEMIENNE.

C'est manquer de bon sens que de vivre sans femme.

SECONDE BOHIÉMIENNE.

Et pour se marier, il faut être archi-fou*

ARLEQtJIN.

Celle-ci , par ma foi, lui rive bien son clou.

PREMIÈRE BOHÉMIENNE

Oui , rhymen est des dieux le plus parfait ouvrage;

C'est le port assuré dans le libertinage ,

Le nœud qui nous unit avec de doux accords ^

La porte des plaisirs qu'on goûte sans remords,

Le bridon qui retient la jeunesse. fougueuse ,

L'onguent qui guérit seul la brûlure amoureuse ^

Des blessures du cœur lappareil souverain ,

Et la forge , en un mot , de tout le genre humain.

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