ACTE II, SCENE XV. 38i
Mauvaise sauvegarde Contre les accidents qu'une femme vous garde.
SECONDK BOUÉMIBNITE.
Moi je dis, à vous voir seulement par le dos.,..
ARLEQUIK.
Ah, ciel! nous y voilà.
8BCONDB B0H1ÎMTEKKS.
Je vous dis en deux mots Que vous avez tout Tair , la physionomie , L'œil, le nez, la façon , la métoposcopie D'un homme à qui Ton doit faire un mauvais parti. Je vois sur votre teint bien du brouillamini. Vos aspects sont malins , vous avez le front large ; Vous me portez tout l'air d'en avoir une charge.
ARLEQUIIC.
Ah! je sens déjà là....
( n le toaohe U tète. ) PREMliBRB BOHÉMIENirB.
Animal défiant, Vous croyez donc...
ARLEQUIN
Ma foi ! je crois à l'ascendant.
Ce grand front , cet aspect.... Dans cette conjoncture. Je crains bien de payer un jour avec Usure Tous les frais de la guerre. Allons, tant que quelqu'un Plus courageux que moi prendra femme en commun , Je prétends me servir des droits du voisinage. Et laisser qui voudra goûter du mariage.
38a LA COQUETTE.
En ces occasions, on court plus de danger A bâtir sur son fonds que sur un étranger.
Je ne tâlerai point de la cérémonie.
PREMIJ!ilE BOH^HIBirirE.
Vous n'eja tâtercz point ! Alte-)à , je vous prie.
SECONDE BOH]ÉHIEiri!rE.
Point de femme , morbleu !
PREMIÈRE BOHÉMlBirirS,
Si vous n'en prenez pas, Vous n*ave7 pas encor trois jours à vivre.
ARLEQUIir.
Hélas!
SSCOMDX BOH^HIEiriTE.
Et si VOUS en prenez, moi , je vous signlQe
Que demain , au plus tard , vous nVtes pas en vie.
( EIIm U praonint Dhioane par iin« mincht da ion hibii. } ARLEQUIN.
C'en est fait , je suis mort! je n'en puis revenir. Prédiseuses du diable, ah! laissez-moi partir.
PnEHiiiRE BOHEMIENNE.
Avant de vous quitter, il faut que je vous voie A. coté d'une femme.
ARLEQUIN
Ah ! plutôt qu'on me noiel
AECONUE BOHiMIKNHE.
Pour vous laisser, je veux vous mettre hors d'état De pouvoir à jamais sortir du célibat.
\BI,EQinT».
N'en faitc:t iii:u ^ jl- suis !c di;i'iii(;r de ma racu.