‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 2)Chapitre 65 sur 239 · SCENE III. i!i · texte numérisé non relu

SCENE III. i!i

ARLSQUIlf.

En Tair.

ISABBLtS.

Comment, en Tair? je n'ai jamais oui parler de ees o(Eciers-là.

ARLEQUIir.

CVsl que 9 comme il étoit fort charitable, lorsqu'il rencontroit quelque agonisant que Ton menoit à la Grève, il se mettoit avec lui daas la charrette, et laidoit à mourir du mieux qu'il pouvoit.

ISABELLE

Ah , l'horreur !

ARLEQUIN

Tous ses confrères les médecins (car il avoit pris ses licences dans leur école ) disoient qu'il n'y avoit jamais eu un homme aussi adroit, et qu'on ne voyoit point de besogne. faite comme la sienne : aussi Tavoienlrils fait recteur de la Faculté.

ISABELLE

Voilà , je vous assure , des talents bien merveilleux,

ARLEQUIN

Je vous dis, madame, que si vous l'aviez vu travailler, il vous auroit fait envie de vous faire pendre.

ISABELLE

Comme ce sont peut-être des talents de famille, TOUS deviez prendre la charge de monsieur votre père.

ARLEQUIN

le m'y sentois assez d'inclination ; mais vous savez ▼• 9

i3o LA DESCENTE D*ARLEQUIN, et«.

qu'il faut qu'un gentilhomme voie le pays. Taî couru par toutes les sept parties du monde, et me voilà enfm à vos pieds, ma divine princesse, le cœur en braise , pour vous dire que je me pendrai assurément , si vous n'êtes unie avec moi par le lien conjugal.

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