ACTE Iir, SCE?fE Iir. -iiS
pour tAter le pouls à Isabelle ; j'ai bien d'autres prétentions sur....
ISABELLE
Oui! et de quelle nature , s'il tous plaît^ sont les prétentions d'un médecin sur une iîlle?
M. BASSINET
Je viens ici pour l'épouser.
ISABELLE
Pour l'épouser ! Isabelle ?
M. BASSIVET.
Isabelle.
ISABELLE
Ha, ha, ha!
M. BASStNET.
Mais cela est donc bien drôle?
ISABELLE
Point du tout; maïs c'est que.... ha, ha,. ha!... je ris comme cela quelquefois. Ha , ha , ha !
M. BASSINET
Comment donc! est-ce que je suis barbouillé?
ISABELLE
Bon! ne voyez-vous pas bien que je ris? Hn, ha, ha ! Dites-moi un peu , monsieur , en vous déterminant à un saut si périlleux, vous êtes-vous bien tâté? N'avez-vous point senti quelque petit mal de tête.... vous m'entendez bien?
M. BASSINET
N^n, monsieur; je me porte fort bien : je ne suis pas sujet à la migraine.
L;m,t,=™DïG00g[c
ai4 L'HOMME A BONNES FORTUNES.
ISABELLE, )ui meiMnl la main (nr le front.
Ma foi, VOUS porterez bien cela; et je suis plus aise que vous ayez cette fiile-là qu'un autre.
M. BASSINET
Et moi aussi.
ISABELLE
- Mais quand elle sera votre femme, au moins n'aU lez pas nous la gâter par vos manières ridicules. Nous avons eu assez de peine à la mettre sur le pied où elle est. Le jolj tour d'esprit! elle l'a comme le corps.
H. BASSIRET.
Comme le corps! et savez-vous comme elle l'a tourné ?
ISABELLE
Bon! qui le sait mieux que moi! Si vous voulez, je vais ta dessiner qu'il n'y manquera pas un trait. Une gorge, morbleu! plantée là.,.. Bon! c'est un marbre.
M. BASSINET
Ouf! quel peintre!
ISABELLE
Je vous dis que vous ne sauriez &ire une meilleure affaire.