‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 121 sur 246 · ACTE III, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V

BB0C4.STIH.

U m'a pi^tmis qu'il quitteroit sa profession de médecin , si je voulois lui donner Isabelle, et qu'il se feroit troqueur.

Hé ! pardi , je te crois bien. On lui en sait grand gré, ma foi, de quitter son séné pour une fille drue comme Isabelle! Tuchoux! si vous voulez me la bailler, je vous quitte, vous et vos chevaux, dès demain ; et si , je crois que je vous panse avec autant d'honneur qu'un médecin fait ses malades. Voulezvous que je vous dise mon sentiment ? car , révérence parler, j'ai plas d'esprit que vous : vous ferez mieux, si je ne vous accommode pas, de la doDner à quelque homme de condition, comme, par exemple, à un gentilhomme de robe.

BROCANTIW.

Te moques-tu , Pierrot? Noire vacation est la plus jolie du monde ; nous voyons tout ce qu'il y a de gens de qualité; il n'y a point de prince qui fasse la dépense que nous faisons ; nous changeons de meubles tous les jours; on ne volt jamûs chez nous la même chose, et notre cabinet est le rendez-vous de tous les fainéants de la ville.

PIEKHOT.

Et quelquefois aussi des fainéantes; car voyezvous , monsieur , les femmes ont toujours quelque pièce à troquer.

umitiïcDïGoOgk'

COLOMBINE, BROCANTIN, PIERROT.

COLOHBINE, arriviDt.

Mon p'ipa, îl y a là-bas une troupe de carêmepreuanls qui veulent entrer.

BROCAHTIIT.

Qu'on les renvoie ; je ne veux point....

COLOMBIN e.

On dit que c'est l'ambassudeur du prince Tonqiiia des Gcrieus qui veut m'épouser.

PIERROT

Oh ! pardi , monsieur , les voilà.

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