SCÈNE V
ARLEQUIN, ^commimir., PIERROT, «n cUre} CINTHIO, ISABELLE, Gmlo à Ii .nite dn Com-
ARLEQUIH.
ALLons, dépêchons-nous vite; tire ton écritoire, ferme la porte, chasse les chiens , prends uçe chaise, mouche ton nez , laisse de la marge , écris gras. ^
PIERROT tire ni» graige telilotre, diai laqadle ut nne petite
Monsieur , faisons vite , s*il vous plaît ; j'ai un cours de ventre, comme vous savez, qui ne me permet pas d'être long-temps en place.
ARLEQUIN
l'aurai bientôt faiL (1 Cinihio. ) Comment vous appelez-vous? dites-moi votre nom, surnom, qualité, patrie , rue , paroisse , Idgîs , appartement. Avezvous un père, une mère, des frères, des parents? Que faites-vous à Paris ? y a-t-il long-temps que vous y êtes ? qui voyez-vous ? d'où venez-vous ? où allezvous? Écrivez donc, greffier.
(Il doDDC an coup sot l'ipiDls de ion clera.) PIERROT, jetant aon écriloiTC.
Ah! j'ai l'épaule cassée. Voilà un clerc estropié.
ARLEQDiN.
Cestpunctum interrogationù. Quel diable d'igno- V. ao
umitiïcDïGoOgk'
3o6 LES- FILLES ERRANTES,
rant! (tciothio.) Et vous, mon petit gentillÂtre,Toi» ne voulez donc pas répondre ? Écrivez qu'il n'a rien diL
CINTHIO
Commaitt voulez-vous , monsieur, que.».
Vous croyez donc, mon ami, que j'ai le loisir d'entendre toutes vos sottises ? Savez-vous que j'ai encore aujourd'hui troi£ finpous à faire pendre sans
.VOUfi?
V I ES a O T.
Et cinq ou six demoiae)t«s à &ire déménaçerf
CltTTHIO.
Monsieur, je- m'appelle Cinthio ; je loge chez Arlequin.
I^IERROT.
Se le connoîs ; c'est un fripon.
ARLEQUIN lai donne CDCori un coup.
Songe h ce que tu fais, animal ! Punctum aâmi' rationis. Connoissez-vous cette soi-disant fille-là? ( il iwbelh. ) Et vous , la belle aux yeux, escarbillards, connoi^ez-veus oe pèlerin-ci ?
Hétas , monsieur! j« ne le connois que trop; c'est un ingrat qui m'a trompée avec une promesse de mariage.
PIKRROT.
Voilà qui est Ihch noir!
ARLEQUIW.
Si toutes les filles d'aujourd'hui ftvoient autant de
umitiïcDïGoOglc