‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 177 sur 246 · ACTE III, SCENE VI. Sog · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VI. Sog

PIEEROT.

Hé, hé.... (DpUnM.)

ARLEQUIN

Tu me le payeras , coquin, de faire pleurer mon secrétaire. Que )a corde soit biei) grosse ; voilà un fripon qui a la vie dure.

CISTHIO. J'avoue ma faute ; mais , monsieur le Commissaire, il faut pardonner à l'amour.

( Il doDDe ie l'argenl an Commiuaire.) ARLEQUIN prend IWgcQt.

Non , non ; je prétends faire ma charge avec honneur.... Je me servirai de cet argent-là pour vous faire une pompe funèbre.

CINTHIO

Mais , monsieur le Commissaire , un peu de quartier; je suis prêt à l'épouser.

PIERROT

11 a raison ; il vaut encore mieux être marié que pendu.

ISABELLE

Moi i traître ! t'épouser , après toutes tes infidé' lités !... Je renonce à ta tendresse ; je ne veux point d'un coeur aussi corrompu que le tien.

CISTHIO, M melUDt i genoux.

Hé ! de grâce , mademoiselle , que l'amour vous fasse oublier un crime que l'amour même a fait commettre !

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3to LES PILLES ERRANTES.

ARLEQUIN et PIERttOT, ini» lax geiiMiK dlubïlte.

Écoutez, mademoiselle; quand il sera sec, tous n'en serez pas plus graise ; vous l'êtes assez.

PIERROT

Pourvu qu'il paye grassement mes écritures, je vous conseille de lui pardonner ; il est assez puni d'avoir une femme.

ISA.BEI.Le.

Ingrat 1 je devrois vous haïr, et je sens que je ne le puis.

ARLEQUIN

Ah! VOUS voilà donc bons amis! Présentement que l'affaire est toisée , il est bon de vous dire que le commissaire et le clerc sont deux fripons qui ont pris cet habit-là pour vous faire marier ensemble.

PIERROT

Cela est vrai. Ma foi , voilà une procédure qui m'a donné bien de la peine !

ARLEQUIN

Monsieur, en feveur de cette noce-là il faut se ilivertir. Allons, qu'on fasse venir les violons, et qu'on appelle toute l'auberge.

DïGoogIc

AtTE III, SCENE VI.

DIVERTISSEMENT

(Toni 1m GimMinu aortent chican avec uns gniure, et piroditi la chaconnii de CMimii*.)

LE CBCCUB.

SntvoHA, imTons Tsinoiir; laissons-non» enflammer. Ail , ah , ah I qu'il est doni d'aimer I

HEZZETlir clianle.

Fonr l'hymcD qn'on destine.

Tons, d'nn même toRi Chantons nne chanson.

Morblenl vive Clandinel

Car, dans sa saison, On verra la coquine Donner nn fils de sa hçva.

LE CHCeDR.

Suivons, suivons l'amour; laissons-nous enflammer. Ah, ah, ahl qu'il est doux d'aimer 1

HEZZETIIT.

Une fille a beau feindre.

L'hymen est charmant; Elle a beau se contraindre.

Il lui faut un amant; Et rien n'est tant à craindre Que l'âge de quinze ans.

LE CHCEUB.

Suivons, suivons l'amonr; laissons-nous enflammer. Ah, ah, ahl qu'il est doux d'aimer!

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ha LES FILLES ERRANTES.

TRIO Cbaxté Nâ AmLBQDiir, Muzktik bt Pâsqdabiei..

Un amant aux alioii.

Lai d'un choix,

Vent quitter prise ; Mais l'on n'est pas de bois.

Et l'on (ait qnelqnefois

Une sottise.

LE CHCCDR.

SnÎToni, soivons l'amonr; laiHons-nous enflammer. Ah, ah, aht qn'il est doux d'aùner!

riH DES FltLES EBRA.IITES.

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ou

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