‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 187 sur 246 · OCTAVE · texte numérisé non relu

OCTAVE

Malgbjé la rigueur de votre père , je viens vous assurer, mademoiselle, que je perdrai plutôt la vie que l'espérance d'être un jour votre époux,

MEZZBTlir.

Oui, mademoiselle, nous avons résolu. cela; et fi'il ne vous épouse, je vous épouserai, moi.

ISABELLE, ]>•■, 1 Calambîne.

Cousine , voilà un gibier à trébuchet

COLOMBIITE.

Vous savez, monsieur le Comte, quels sont mes sentiments pour vous; cela vous doit suffire. Ne parlons point d'amour, si ce n'est en chansons. Vous chantez bien ; voilà ma cousine qui accompagne parfaitement du clavecin ; je veux vous entendre ensemble.

0«TAVE.

Mais, mademoiselle, chanter dans l'état oùje suis; pénétré de douleur, désespéré....

umitiïcDïGoOglc

33o LA COQUETTE.

COLOMBIKE.

Bon , bon ! si vons n'avez pas la ËM-ce de chanter, vous soupirerez; c'est la langue la plus &railière aux amants. Allons, qu'on approche le clavecin. Mezzetin , prenez bien garde que mon père ne vienne.

Tu me mets là, cousine, à une rude épreuve.

(Otiavi cbiDMi lubelle l'acconpi^o.}

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