ACTE III, SCENE IX
COLOHBINE.
Pourquoi ?
MARGOT
C'est que monsieur Harpillon m'a défendu de regarder les hommes ; et il seroit lâché s'il savoit que je me fusse montrée.'
COLOMBINE- Qui est donc ce monsieur Harpillon ?
HABGOT.
C'est un des gros fermiers, qui est mon parrain; il fait du hten à toute nob'e famille , et il a déjà donné un boa emploi à mon grand frère.
ARLEQDIir.
J'entends , j'entends ; monsieur Harpillon a mis le frère dans un bureau, et mettra, s'il peut, la sœur en chambre.
MARGOT
Oh ! monsieur , il n'y a point de ce que vous pensez à son fait : c'est un homme qui n'a que de bons desseins ; il m'a promis de m'épouser ; et poitr preuve de cela , il m'a déjà envoyé une housse verte avec une bergame.
AHLEQUIM.
Fi ! une bergame à une fille comme vous ! Si tu voulois, Margot, m'épouser à la Harpillon, j'irois moi jusqu'à une verdure.
MARGOT
Je vous remercie, monsieur ; cela feroit jaser le monde. Tenez, monsieur, pour avoir été un jour
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promener avec mon cousin , vous ne saunez croire quels contes on a faits. Il y a les plus maudites langues dans notre montée.
ARLEQUIN
Écoutez, Margot, votre montée a peut-être raison, et u pourroit bien y avoir quelque chose à refaire à votre réputation.
COLOMBIME.
Margot peut aller partout , monsieur le Marquis ; elle est sage, et j'en réponds corps pour corps. ABLEQUlrf.
La bonne caution ! Croyez-moi , les environs de Paris sont terriblement dangereux. N'allez-vous poiat quelquefois au bois de Boulogne ?
haugot.
Dieu m'en garde, monsieur! ma mère me l'a défendu, et m'a dit que c'étoit un vrai coupe-gorge pour une Bile.
ASLEQniT.
C'est peut-être là que votre mère a été'égorgée. Ma foi , cette 611e me plaît. Ma mie , me voudrois-tu tailler une chemise et quelques caleçons ?
MARGOT
Je suis votre servante, monsieur; on ne travaille point en homme au logis.
ARLEQUIIT.
Hé bien , viens les faire chez moi.
C01.0HBIHE.
Justement! on garde des filles de cet âge-là pour
umitiïcDïGoOgk'