‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 244 sur 246 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

ARLEQUIN, COLOMBINE

ARLEQUIIT.

Elle n'est, morbleu, pas sotte, et je l'almerois presque autant que vous. Nous autres gens de qualité , nous aimons quelquefois à rabattre sur la grisette. Et de notre mariage qu'en dirons-nous ?

COLOMBINS

Je vous dirai , monsieur le Marquis , qu'avant que devons épouser, je vous demande encore use grâce. Nous sommes un certain nombre de filles qui avons fait serment de ne point prendre de mari qui n'ait été reçu auparavant dans notre académie. Il faut vous y iâire recevoir.

ARLEQUIN.' Moi , dans votre académie de filles ! Vous vous moquez; j'ai des empêchements plus que légitimes. Et que faut-il feire pour cela?

COLOHBIITE.

Ne vous mettez pas en peine : on vous habillera en femme ; on vous fera peut-être faire serment d'être un époux commode , de laisser faire à votre femme tout ce qu'il lui plaira , de n'être point de ces maris coquets qui vivent de rapine, et laissent leurs femmes pour aller picorer sur le commun.

ARLEQDIir.

Quand on a de cette besogne-là toute taillée chez

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