SCÈNE VIII
PLUTON, PROSERPINE, «..i..ntnntrfi.e de flamme, M nûliea de leur noar.
PLDTOK.
■ C'est une chose étonnante , phlégétontique assemblée , que de voir l'afBuence d'âmes qui tombent-jouroellement par vos soins dans mon. royaume : il faut désormais refuser l'enlrée aux survenants, ou faire ■bâtir des appartements nouveaux; et, pour cela,, je
uiriit^'^^vGoOglc
t4^ la descente D'ABLEQUIN, rte.
croù qu'il sera bon de lever un droit sur le bois et le charbon qui se brûlent ici-bas : voilà le &ujet pdilr lequel je vous assemble.
FflOSERPINE.
Ah ! a, m'amour ! ne parlons point d'impôt ; c'est quelque nouveau venu de mallôlier qui vousa soufEé Mt avis-là.
PLUTOR.
J'ai vu autrefois te ten^s si misérable , qu'il ne venoit pas ici le moindre petit griffonnsur de sergent, qu'il ne fallût députer un diable tout exprès pour aller le quérir ; et présentement , nous ne sommes employés qu'à les chnsser : il faut que les greffiers attendent des années entières à la porte, parce qu'ils ne veulent pas passer devant les conseillers ', qui pteuvent ici de toutes parts.
PROSERPltrS.
Il ne faut plus recevoir de gens de robe; l'enfer est déjà assez lugubre ; et surtout , point de greffiers , car ces gens-tà mettent l'enfer en mauvais prédicament.
PLUTON
Oui i mais vous ne savez pas que , moi qui suis Pluton , je n'ai pas plus de droit en enfer que ces tnes^euri-là. Bienbeureus. si, quelque jour ^ ils ne m'en chassent pas. Je suis si soûl des g«n£ ds diicrau , que dernièrement je fis uue querelle J'AtienaBd à un diable de qualité , qui revenoît dfc Paris; et je lui fis fermer la porte, paice qu'il avoit hanté mau-
umitiïcDïGoOglc