SCÈNE X
PLUTON, PROSERPINE, ORPHÉE, ISABELLE, r.n.n.,d-Orpi>4., ARLEQUIN, COLOMBINE.
PLUTON, à Orph^ , montrant tubcUc.
Est-ce là votre femme ? elle valoit bien la peine de &ire le voyage.
( Orphie &it nn complimint k Platon , en ililian ; snanii* il chiote na AÏr poar ndeotiader aa famine. J
ARLBQUIIT.
S'il ne tient qu'à une chanson pour avoir sa femme, je vais en dire une nouvelle.
(Il dunta anr l'air : Dupaut, mm ami.)
Pluton, mon ami,
J'ai fait ce voyage ,
Ponr tirer d'ici
Celle qni m'engage :
Si ta ne veux tue la donner, I) faudra bien s'en consoler.
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i46 LA DESCEJVTE D'ARLEQUIN, etc.
1SÀ.BV.I.IS.
S'ii est étonnant de voir un mari chercher sa femine jusqu'aux enfers , il ne l'est pas moins de voir une femme souhaiter avec empressement de retourner avec son mari, quand une fois elle en a été séparée.
PLUTOM.
Voilà un petit début qui n'est point sot.
ABLEQUISr.
Ni la débuteuse non plus.
ISABELLE
Pour moi , je ne suis point de celles qui regardent la séparation d'avec un mari comme la porte de leur félicilé ; etj'avoue franchement que je suis d'assez mauvais goût pour trouver qu'il n'y a point de bonheur égal à celui de vivre avec un époux que l'on aime et dont on est tendrement aimé.
ABLEQUIM.
Ëhl fi donc; faite»-la taire: elle prêche là un* nouvelle doctrine.
ISABELLE
Je sais que je ne suis pas du goût d'aujourd'hui , et que pour être présentement femme du bel air, il ne faut prendre un mari que comme un surtout de bienséance, et un paravent de réputation; mais j'aime mieux n'être pas tout-à-fait à la mode, et être un peu plus dans la route de mon devoir. C'est ce qui fait que je viens implorer votre clémence, et vous prier , par tout ce que vous avez de plus cher,
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