‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 87 sur 246 · LE VICOMTE, LA VEUVE DU PROCUREUR · texte numérisé non relu

LE VICOMTE, LA VEUVE DU PROCUREUR

LK VICOMTE, d'oRlon de'colèta.

HéI morbleu, madame! oevousavois-je pas faitdîre que je n'étois pas visible aujourd'hui? Hé, veotrebleu ! ne sauroit-on rendre un [avement saQ$ femtne?

LA VEUVE

Pour vous trouver, monsieur, il faut vous prendre au saut du lit ; le reste du jour vous êtes inabordable.

Il est vrai que je n'ai pas une heure à moi. Je suis si courbattu de ces aventures que le vulgaire appelle bonnes fortunes, que mon superflu suffîroit à vingt fainéants de la cour.

LA VEDVE.

Je crois, monsieur, que c'est aujourd'hui un de vos jours de conquête; vous vqilà fleuri comme un petit Cupidon.

LE VICOMTE

Je n'ai pourtant encore fait la conquête que d'un bouillon postérieur qui me cause des épreintes hornbles : il faut que ma femme de chambre ne me l'ait pas donné de droit fil.

LA VEUVE

Tai été aussi incommodée toute la nuit de tranchées ; je suis aujourd'hui à faire peur.

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