ISABELLE, COLOMBINE, PIERROT
PI^RBOT.
Qu'est-ce dooc, mesdemoiselles?' voilà bien du bruit : il me semble que vous vous flattez comme chiens et chuts. Est-ce que vous ne sauriez vous égra^gner plus doucement?
COLOHBIHE.
Pierrot , c'est ma sœur qui se fâche : elle veut qu'il n'y ait de mari que' pour elle.
PIERROT
Ho ! la goulue !
ISABELLE
Viens qk , Pierrot ; toi qui es un homme d'esprit, et qui sais le monde , n'est-il pas du dernier bourgeois de marier plus d'une 611e dans une maison , et ne devrois-je pas déjà l'être ?
PIERROT
Cela est vrai , et je dis tous Içs jours à votre père , que, s'il ne vous marie au plus tôt, vous lui lerez quelque stratagème.
COLOM BISE.
Mon pauvre Pierrot, toi qui es si joli, est-ce qu'il faut que je demeure toute ma vie fille ?
PIERROT
Boni est-ce que cela se peut? (iii*b«ii«.) Yoyez-
uiriit^'^^vGoOglc
■i-jB L'HOMME A BONNES FORTUNES.
vous, mademoiselle, il faut marier les filles quand elles sont jeunes. Ce gibier-là ne se garde pas : la mouche s'y met.
ISABELLE
Mais aussi , est-il juste que je cède mes droits à ma cadette?
PIERKOT, 1 Colombias.
Il est vrû que vous n'êtes encore qu'un embryon , et j'en ai tu dans des bouteilles de bien plus grandes que vous.
COLOMBISB.
Je conviens. Pierrot, que je suis encore petite; mais si tu savois ce que j'ai déjà.
ISABELLE
Petite fille, vous plaît-il de vous taire?
Hé ! pardi, laissez-la dire, (t Colombine, } Hé bien donc , qu'avez- vous ?
COLOHBIITE.
J'ai.... mais je n'oserois le dire.
ISABELLE, à Colombine.
Vous avez raison, car vous allez dire une sottise.
PIEBROT, iluballe.
Eh 1 palsangué , taissez-la donc parler : vous lui rembourrez les paroles dans le ventre.
COLOMBINE
Ne te moqueras-tu point de moi ?
PIERROT
Gh ! non , non : dites.
umitiïcDïGoOglc