SCÈNE I
BROCANTIN, ISABELLE, COLOMBINE.
BSOCA.HTIN.
OcEL ouvrage faites-vous là, vous ?
COLOMBIIfE.
C'est une pente de mon lit; mais je crains de la faire trop petite; on n'y pourra jamais coucherdeux.
BROCAHTIlf.
£st-il besoin, s*il vous plaît , que vous couchiez avec quelqu'un ?
COLOHBIirB.
Non; mus si, par bonheur, je venois à être mariée....
BROCANTIir, encolire.
Si, par bonheur, ou par malheur, vous veniez à être mariée, vous vous presseriez. Hé! je sais de vos fredaines : vous n*avez pas toujours une aiguille et de la tapisserie entre les mains , et vous commencez à escrimer de la plume, Mais ce n'est pas pour
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j8a L'HOMME A BONNES PORTUNEa
cela que nous sommes ici. Laissez là votre ouvrage , et m'rcoutez. (Il* prenDem dn lijgci. ) he mariage.... { i Coioiubioe. ) Oh,, oh ! VOUS ricz déjà ! Tuchou ! il ne faut que vous hocher la bride.... Le mariage , dis-je , étant un usage aussi ancien que le monde ; car on s'est marié avant vous, et on se mariera encore après....
COLOMBIHE.
Je le sais bien, mon papa; il y a long-temps qu'on me dit cela.
BROCANTIH.
J'ai' résolu, pour éterniser la lamille Brocantine.... Vous voyez où j'en veux venir. Tai donc résolu de me marier,
ISABELLE et COLOMBIITE, cniemblfl.
Ah, mon père !
BHOCAIÏTIN.
Ah, mes filles ! vous voilà bieb ébaubles. Est-ce que je ne me porte pas encore assez bien ? Regardez cet air , cette taille , cette légèreté.
^ (Il uDta , Et fait nu faai pu. )
ISABELLE
Vous vous mariez donc, mon père ?
, BROCANTIIf.
Oui, si vous le trouvez bon, ma fille.
coLOMBiire.
A une femme ?
BROCASTlIf.
Non ; c'est à un tuyau d'wgue. Voyez, je vous prie, la belle demande!
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