ACTE II, SCENE X
Que mon cœur vous adore, et n'adore que vous !
LA COMTESSE
L'amour le trouble. Hé quoi ! que ifaites-vous , Valère ?
VALÈRE
Ce que vous-même ici m'avez permis de faire.
IflÉRINE, ipart.
Voici du quiproquo.
VALÈRE, â Angélique.
Que je serois heureux, S'il vous plaisoit encor de recevoir mes vœux !
LA COMTESSE, à Valère.
Vous VOUS méprenez.
VALÈRE, âU Comtesse.
Non. Enfin , belle Angélique , Entre mon oncle et moi que votre cœur s'explique ; Le mien est tout à vous , et jamais dans un cœur....
LA COMT.ESSE.
Angélique !
VALERE
On ne vit une plus noble ardeur.
LA COMTESSE
Ce n'est donc pas pour moi que votre cœur soupire ?
VALÈRE
Madame , en ce moment je n'ai rien à vous dire.
Regardez votre sœur; et jugez si ses yeux
Ont laissé dans mon cœur de place à d'autres feux.
LA COMTESSE
Quoi ! d'aucun feu pour moi votre âme n'est éprise ?
a36 LE JOUEUR.
Quelques civilités que Tusage autorise....
LA COMTESSE
Gomment ?
AirGÉLIQUE.
Il ne faut pas avec sévérité Exiger des amants trop de sincérité.
Ma sœur , tout doucement avalez la pilule.
Taisez-vous, s'il vous plaît, petite ridicule.
V A L È R E , â la ComlCMe.
Vous avez cent vertus , de l'esprit, de l'éclat, Vous étesibelle , riche, et....
LA COMTESSE
Vous êtes un (at.
ANGliLIQUE.
La modération , qui fiit votre partage ,
Vous ne la mettez pas , ma sœur , trop en usage.
LA COMTESSE
Monsieur vaut-il le soin qu'on se mette en courroux ? C'est un extravagant , il est tout fait pour vous.
(Elle tort.)