‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 159 sur 273 · SCÈNE L · texte numérisé non relu

SCÈNE L

AÏÎGÉLIQUE, NÉRINE.

Etr vain vous tn'oppose» une indigne tendresse; Je n'ai vu de mes jours avoir tant de mollesse. Je né puis sur ce point m'accorder avec vous. Valère n'est point fait pour être votre époux; Il ressent pour le jeu des fureurs nonpareilles, Et cet homme perdra quelque jour ses oreilles.

ANGÉLIQUE

Le temps le guérira de cet aveuglement.

NÉRINE

Le temps augmente encore un tel attachement.

ANGÉLIQtJE.

Ne combats plus , Nérine , une ardeur qui m'enchante : Tu prendrois pour Téteindre une peine impuissante. Il est des nœuds formés sous des astres malins, Qu'on chérit malgré soi. Je cède à mes destins. La raison, les conseils, ne peuvent m'en distraire: Je vois le bon parti; mais je prends le contraire.

NÉKINE.

Hé bien , madame , soit ; contentez votre ardeur,

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