SCÈNE X
LE MARQUIS, seni.
HÉ bien , Marquis^ ta vois , tout rit à ton nm*ite ; Le rang, le cœur , le bi^i, tout pour toi sollicite: Tu dois être content de toi pm* tout pays :
On le seroit à moins. Allons^ saute, Marcpiis. Quel bonheur est le tien ! Le ciel , à ta naissance , Répandit sur tes jours sa plus douce influence ; Tu fus , je crois , pétri par les mains de l'Amour. N'es*tupas fait à peindre ? Est-41 homme à la cour Qui de la tête aux pieds porte meilleure mine , Une jambe mieux faite , une taille phis fine ? Et pom* l'esprit, purbleu , tu l'as des plus exquis : Que te manque-t-il donc? Allons, saute Marquis. La nature , le ciel , l'amour et la fortune
a88 LE JOUEUR.
De tes prospérités font leur cause commune ;
Tu soutiens ta valeur avec mille hauts faits ;
Tu chantes, danses, ris, mieux qu'on ne fit jamais;
Les yeux à fleur de tête , et les dents assez belles :
Jamais en ton chemin trouvas-tu de cruelles ?
Près du sexe tu vins , tu vis , et tu vainquis.
Que ton sort est heureux ! Allons , saute , Marquis»