ACTE V, SCENE IV. 3o
Vous pourrez vous vanter que gentilhomme en France Ne tirera de vous, si vous me l'ordonnez, Des enfants de tout point mieux conditionnés*
(aperceraat madame la Ressoarce. )
Vqus verrez si je mens. Ah! vous voilà, madame;
(à la Comtesse. )
Et que faites-vous donc ici de cette femme?
NIÉRINE, aa Marqois.
Vous la connoissez?
LIE MARQUIS
Moi ? je ne sais ce que c'est.
M™* LA RESSOURCE, aa Marqais.
Ah! je vous connois trop, moi, pour mon intérêt. Quand vous résoudrez-vous, monsieur le gentilhomme Fait du, temps du déluge, à me payer ma somme. Mes quatre cents écus prêtés depuis cbiq ^ms?
LE MARQUIS
Pour me les demander, vous prenez bien le temps.
M"*' LA HESSOURCte.
Je veux, aux yeux de tous , vous en faire avanie , A toute heure, en tous lieux.
LE MAUQUIS.
Hé ! vous Têvez , wm mie.
M"** LA RESSOURCE
Voici le ^rand merci d'obliger dos ingrats.
Après l'avoir tiré d'un aussi vUain pas....
Baste....
LA COMTESSE, & madame la Ressource.
Parlez , parlez
3o4 tE JOUEUR.
m"* liA RESSOURCE.
Non , non ; il est trop rude D'aller de ses parents montrer la turpitude.
LA COMTESSE
Comment donc ?
LE MARQUIS, & part.
Ah ! je grille.
M*' LA RESSOURCE
AU Châtelet , sans moi .
On le verroit encor vivre aux dépends du roi.
Quoi ! monsieur le Marquis....
m"* la ressource.
Lui j Marquis! c'est Lépine.
Je suis marquise donc ^ moi qui suis sa cousine ? Son père étoit huissier à verge dans le Manis.
LE MARQUIS, (ipan.)
Vous en avez menti. Maugrebleu des parents !
M** LA RESSOURCE
Mon oncle n'étoit pas huissier? Qu'il t'en souvienne.
LE MARQUIS
Son nom étoit connu dans le Haut et Bas-Maine.
NiÊRiirE.
Votre père étoit donc un marquis exploitant?
ANGIÊLIQUE.
Vous aviez là , ma sœur, un fort illustre amant.
M"** LA RESSOURCE
c'est moi qui l'ai nourri quatre mois, sans reproche,