ACTE V, SCENE VI. So
ANGl^LIQUE) à madame U Raaaooroe.
Vous avez découvert ici bien du mystère.
m"* la ressource.
De quoi s'avise*t-il de me rompre en visière ? Mais aux grands mouvements qu'en ce lieu je puis voir, Madame se marie.
NERINE.
Oui, vraiment, dès ce soir.
Bl^ LA RESSOURCE, foailUai dans ta pocha.
J'en ai bien de la joie. Il faut que je lui montre
Deux pendants de brillants que j'ai là de rencontre. ^
J en ferai bon marché. Je crois que les voilà ;
Ils sont des plus parfaits. Non , ce n'est pas cela ;
C'est un portrait de prix, mais il n'est pas à vendre,
Faites-le voir.
M*' LA RESSOURCE
Non , non ,'on doit me le reprendre.
NARINE, le loi arvrchaiir.
Oh! je suis curieuse; il faut me monti^r tout. Que les brillants sont gros ! Us sont fort de mon goât. Mais que vois-je, grands dieux ! Quelle surprise extrême ! Âurois-je la berlue ? Eh ! ma foi , c'est lui-mâme.
Ah !... ( Rlle f«t vm grand ork )
ANGÉLTQfTE.
Qu'as-tu donc, Nérine ? et le firouvcs-tu mal ?
JHÉRINE.
Votre portrait, nKidame, en propre original.
3o8 LE JOUEUR.
ANGÉLIQUE
Mon portrait! Es-tu folle ?
NIÊRINE, pleurant.
Ah, ma pauvre maîtresse!
Faut-il vous voir ainsi durement mise en presse !
M"** LA RESSOURCE
Que veut dire ceci ?
AI9GÉLIQUE.
Tu te trompes. Vois mieux.
Regardez donc vous-même, et voyez par vos yeux.
ANGÉLIQUE
Tu ne te trompes point , N*érine , c'est lui-même ; C'est mon portrait, hélas ! qu'en mon ardeur extrême Je viens de lui donner pour prix de ses amours , Et qu'il m'a voit juré de conserver toujours.
H™ LA RESSOURCE
Votre portrait ! Il est à moi , sans vous déplaire. Et j'ai prêté dessus.milie écus à Valère.
ANGÉLIQUE
Juste ciel !
NÉRINE
Lé fripon !
DORANTE, prenant le portrait.
Je veux aussi le voir.
M"**" LA RESSOURCE
Ce portrait m'appartient, et je prétends l'avoir.
DORANTE, k madame la Ressource.
Laissez-moi le garder un moment, je vous prie :