‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 212 sur 273 · LÉANDRE, CARLIN · texte numérisé non relu

LÉANDRE, CARLIN

CARLIN

Il rêve , il parle seul , et ne m'aperçoit pas.

LEANDRE, se pronienant tor le théâtre en réftnt , on dt set bas

déroolé.

Je ne sais si l'absence , aux amants peu propice , Ne m'a point effacé de Tesprit de Clarice.

On en trouve bien peu de ces cœurs généreux , Qui, dans l'éloignement , sachent garder leurs feux; Un moment les éteint, ainsi qu'il les fit naître.

CARLIN

Me mettant face à face , il me verra peut-être.

L lÊ A N D R £ hearte Cirlin sans s*en aperceroir.

Je serois bien à plaindre , aimant comme je fais, Qu'un autre profitât du fruit de ses attraits. Plus je ressens d'amour, plus j'ai d'inquiétude. Je ne puis demeurer dans cette incertitude ; Je veux entrer chez elle , et sans perdre de temps. Carlin , va me chercher mon épée et mes gants.

CARLIN

J'y cours « et je reviens , monsieur, à l'heure même.

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