‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 235 sur 273 · ACTE III, SCENE VIIL · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VIIL

CARLIN

Texécule votre ordre avez zèle, ou je meure.

Vous avez oublié que, depuis un quart d'heure, De dix. commissions il vous plut me charger.

Tai vu le rapporteur, le tailleur, l'horloger; Et voilà votre montre enfin raccommodée :

Elle sonne à présent.

L JÉ A H D R E prenant la montre.

H me Ta bien gardée.

G A R L I ic.

Vous m'avez commandé de même d'acheter De bon tabac d'Espagne ; en voilà pour goûter.

L £ A N D R £ prend le papier on est le tabac.

Voyons.

CARLIN

C'est du meilleur qu'on puisse jamais prendre , Dont on frauda les droits en revenant de Flandre.

L ^ A N D R £ jetto la montre, croyant jeter le ubac

Quel horrible tabac ! tu veux m'empoisonner.

CARLIN

La montre ! ah ! voilà bien pour la faire sonner ! Quelle distraction, monsieur, est donc la vôtre?

LÉANDRE

oh ! je n'y pensois pas ; j'ai jeté l'un pour l'autre.

CARLIN

Ne vous voilà pas mal ! La montre cette fois

Va revoir l'horloger tout au moins pour six mois.

l:éandr£.

Cours à l'appartement de l'aimable Clarice;

Sache si pour la voir le moment est propice ; Peins-lui bien mon amour, et quel est mon chagrin D'avoir manqué tantôt à lui donner la main.

Va vite, cours , reviens.

G1.B.LI1C, mottattt la montre à son oreîUc.

La montre est tout en pièces.

Vous devriez, monsieur, exercer vos largesses, Et m'en faire pré&enL...

Va donc, ne tarde pas.

Je t'attendsL

CARLIlf.

J'oheis, et reviens sur mes pas.

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