‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 238 sur 273 · ACTE III, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IX

ISABELLE, i hUmén^

Bon ! Totre cœur pour moi ne (11 1 jamais toudié; Par de plus nobles nœuds vous êtes attaché :

Je suis un peu jolie; au reste, peu capable De fixer le penchant d'un homme raisonnable : Malgré les faux dehors de ma simplicité.

Je suis coquette au fond.

LEA^rDRE.

C'est une fausseté.

Lisette, tu devrois, dans le soin qui t'anime. Lui faire prendre d'elle une plus juste estime : Tu goavenies son cœur.

LISETTE

Oui, quelqu'un me Ta dit.

Cette Lisette-là lui tourne mal l'esprit; C'est une babillarde , en intrigues habile , Et qui pourroit montrer, en un besoin , en ville. Votre panégyrique a pour nous des appas.

Quel peintre! Par ma foi, vous ne nous flattez pas.

LÉANDRE, à part.

Ah , maraud de Carlin ! dans peu ton imprudence Recevra de ma main sa juste récompense.

LISETTE

Tentends venir quelqu'un. Ah, ciel! quel embarras! C'est madame Grognac qui revient sur ses pas.

ISABELLE

Lisette, que dis-tu?

LISETTE

Votre mère en personne.

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