‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 247 sur 273 · SCÈNE IL LE CHEVALIER, VALÈRE, CLARICE · texte numérisé non relu

SCÈNE IL LE CHEVALIER, VALÈRE, CLARICE

JLB CHEVALIER.

Ah 9 mon oncle ! parbleu , je vous trouve à propos Pour vous laver la tête , et vous dire deux mots.

VALÈRE

Le début est nouveau.

LE CHEVALIER

Se peut-il qu'à votre âge Vous n'ayez pas encor les airs d'un homme sage? Si j'en faisois autant, je passerois chez vous Pour un franc étourdi. La , la , répondez-nous.

VALÈRE

J'ai tort; mais....

4ï-i LE DISTRAIT.

LE CHEVALIER

Mais, mais, mais!

CLARICE

Quelle est votre querelle ?

LE CHEVALIER

Je m'étois int^^oduit tantôt chez Isabelle , Que j'aime à la fureur, et qui m'aime encor plus ; J'y passois pour un autre; et monsieur, là-dessus^ Est venu brusquement gâter tout le mystère, ' Et m'a mal à propos fait connoitre à la mère. Parlez; n'est-il pas vrai?

VALÈRE

D'accord, mon cher neveu ; Mais je réparerai ma faute.

LE CHEVALIER

Eh, ventrebleu!

C'est un étrange cas. Faut-il que la jeunesse Apprenne maintenant à vivre à la vieillesse, Et qu'on trouve des gens, avec des cheveux gris. Plus étourdis cent fois que nos jeunes marquis ? Je n'y connois plus rien. Dansle siècle où nous sommes. Il faut fuir dans les bois , et renoncer aux hommes.

VALÈRE

Je veux vous marier, et votre sœur aussi.

LE CHEVALIER

Ma sœur? vous vous moquez.

Pourquoi donc ce souci ?

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